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Le triquetra symbole de la ternaire Divine

La Sécurité de l'Illusion

- Il est plus rassurant de croire à une illusion qu’à une vérité qui dérange -

Le triquetra symbole de la ternaire Divine

Le principe de rythme

Les principes

Les fondements du réel

Introduction :

Tout ce qui se manifeste est en mouvement. Qu'il s'agisse d'un état, d'une situation, d'un être ou d'une chose, rien ne demeure parfaitement identique à lui-même. Ce mouvement possède une cadence qui lui est propre : c'est le rythme.

La respiration en donne une illustration simple : inspirer et expirer constituent une même mécanique rythmique, mais chaque souffle diffère du précédent.

Le rythme, cadence du mouvement

Le rythme peut être compris comme la cadence selon laquelle une vibration met une chose en mouvement. Il ne produit pas nécessairement une répétition identique, mais une répétition structurée dont chaque manifestation peut différer de la précédente.

Le battement du cœur se répète selon une structure régulière, mais sa cadence varie selon que l'être dort, marche ou court. Le rythme demeure, tandis que sa cadence et son intensité s'adaptent à l'état dans lequel se trouve l'être.

Vibration et rythme

La vibration caractérise le mouvement propre à chaque principe ; le rythme en exprime la cadence. Une même structure rythmique peut ainsi se manifester avec des intensités différentes, selon l'état, la situation ou les conditions dans lesquelles elle se produit.

Une corde de guitare vibre selon une fréquence déterminée. Modifier sa tension ou la manière dont elle est mise en vibration modifie alors sa manifestation. La vibration et le rythme sont ainsi intimement liés, sans pour autant se confondre.

Le rythme et la polarité

La polarité met en présence deux manifestations opposées d'une même réalité. Chaud et froid, expansion et contraction, tension et détente en sont quelques exemples. La vibration de cette polarité produit un mouvement dont le rythme varie selon les conditions de sa manifestation.

Une température peut ainsi passer du froid au chaud puis revenir vers le froid. Les deux pôles demeurent, tandis que leur intensité, leur durée et leur succession peuvent varier.

Un froid extrême peut d'ailleurs produire une brûlure tout comme une chaleur extrême. L'opposition apparente des deux pôles n'empêche donc pas qu'ils puissent produire un effet de même nature. La réconciliation ne consiste pas à supprimer les pôles, mais à découvrir ce qui les relie dans leur essence.

Une répétition qui n'est jamais identique

Le rythme est répétitif, mais sa répétition n'est jamais parfaitement identique. Les saisons reviennent selon une structure qui demeure, mais aucune saison n'est exactement semblable à une autre. La structure se répète tandis que sa manifestation varie.

L'été revient chaque année, mais sa chaleur, sa durée, ses pluies ou ses sécheresses ne sont jamais exactement les mêmes. Le rythme conserve ainsi une structure tout en permettant une infinité de manifestations différentes.

Chaque être possède son propre rythme

Chaque être possède un rythme qui lui est propre. Une espèce ne possède pas nécessairement le même rythme qu'une autre, pas plus qu'un individu ne possède celui d'un autre individu. Même un même être change de rythme selon son âge, son état, son environnement ou les circonstances qu'il traverse.

Le rythme respiratoire d'un nouveau-né n'est pas celui d'un adulte. Celui d'un adulte au repos n'est pas celui du même adulte après un effort. La mécanique demeure, mais la cadence de sa manifestation varie.

L'inné, l'expérience et la connaissance

L'âge ne suffit pas à mesurer la connaissance. Chaque être commence avec des dispositions qui lui sont propres, puis son expérience transforme ce qui est vécu en connaissance. L'inné et l'acquis participent ainsi à la singularité du rythme propre à chaque conscience.

Deux enfants du même âge peuvent rencontrer la même situation et pourtant en tirer des enseignements différents, selon leurs dispositions et leurs expériences antérieures. De même, un adulte plus âgé ne possède pas nécessairement une connaissance plus grande dans tous les domaines.

Le rythme et la conscience

La conscience n'est pas extérieure au réel qu'elle observe : elle en fait elle-même partie. Le rythme n'est donc pas seulement quelque chose qui se manifeste devant elle ; il est également vécu par elle.

Un même silence peut être vécu comme reposant par l'un et comme oppressant par l'autre. Le silence peut être identique dans sa manifestation, tandis que l'expérience consciente qu'il produit diffère.

Le rythme et la subjectivité

Une même manifestation peut être perçue différemment selon l'état de conscience et le niveau de connaissance de celui qui l'expérimente. Le rythme de la manifestation demeure, mais son vécu et sa perception peuvent différer.

Une pluie peut être perçue comme une nuisance par celui qui attend de sortir, et comme une nécessité bienvenue par celui qui cultive la terre. La perception est subjective, mais subjective ne signifie pas nécessairement arbitraire.

Deux individus peuvent emprunter des chemins différents, vivre des expériences différentes et parvenir pourtant à une même connaissance. Comme deux chemins différents peuvent conduire à une même destination, le voyage n'est pas le même sans que la destination soit nécessairement différente.

La connaissance et l'universalité

La connaissance devient ainsi ce qui peut dépasser la seule perception subjective. Si chacun expérimente le réel depuis son propre rythme, l'expérience acquise peut néanmoins conduire vers ce qui est commun à tous.

La subjectivité caractérise le chemin parcouru ; l'universalité peut apparaître dans ce que l'expérience permet finalement de reconnaître au-delà des différences individuelles.

Du singulier à la pluralité

Si tout émane d'un même réel, la diversité des rythmes permet de comprendre comment une multitude de manifestations peuvent apparaître sans que l'unité fondamentale soit nécessairement rompue. Le singulier se manifeste ainsi dans une pluralité de rythmes.

Une même lumière peut être décomposée en une multitude de couleurs : la diversité apparaît sans que la source lumineuse cesse d'être une.

La pluralité ne serait donc pas nécessairement la preuve de réalités multiples, mais la conséquence de la diversité des manifestations d'un même réel.

Le commun et le « comme-un »

Dans le langage digital, le mot « commun » désigne ce qui est partagé, courant, ordinaire, parfois jusqu'à devenir banal ou simplement décoratif. Dans une lecture analogique, il peut cependant être entendu autrement : « comme-un ».

Le commun ne désigne alors plus seulement ce que plusieurs choses possèdent en partage ; il devient ce qui permet de reconnaître l'unité derrière leur diversité.

Les besoins humains peuvent ainsi s'exprimer de multiples façons sans que leur fond soit nécessairement différent. Les formes varient, mais la valeur qu'elles expriment peut être identique.

La valeur qui assemble

La valeur est ce qui permet d'assembler des manifestations différentes. Un métier, une vocation ou une réussite peuvent prendre des formes très différentes selon les individus, leur histoire, leur environnement ou leur niveau de connaissance, tout en exprimant une même valeur selon le plan dans lequel celle-ci se manifeste.

La forme appartient à la pluralité ; la valeur permet de retrouver ce qui les relie. Ce qui paraît différent dans sa manifestation peut ainsi révéler une même nécessité dans son fond.

Le rythme, la destinée et le devoir

Chaque individu possède une destinée qui lui est propre. Son parcours, ses expériences et le rythme selon lequel il les traverse sont uniques. Pourtant, cette singularité ne signifie pas que chacun possède nécessairement une destination différente.

Le fait que chaque destinée soit unique révèle également quelque chose d'universel : chacun possède une destinée qui lui est propre. L'unicité n'est donc pas l'opposé de l'universalité ; elle peut en être une manifestation particulière.

Les chemins, les rythmes et les expériences diffèrent, sans que cela remette nécessairement en question ce qui peut être commun dans le devoir de chacun.

Le rythme et l'évolution

La répétition rythmique n'est jamais une reproduction parfaitement identique. Chaque cycle se réalise dans des conditions nouvelles et peut ainsi participer à une transformation progressive de la manifestation.

La croissance d'un arbre suit des cycles saisonniers qui se répètent, mais chaque année ajoute quelque chose à l'arbre qui n'était pas présent l'année précédente. Le rythme ne reproduit donc pas seulement : il accompagne aussi la transformation.

Une clé de lecture du réel

Le principe de rythme peut alors être envisagé comme une clé permettant d'observer la manière dont le réel se manifeste. La vibration caractérise le mouvement, le rythme en détermine la cadence, et la conscience en expérimente les manifestations selon son propre état et son niveau de connaissance.

Tout ce qui se manifeste est ainsi soumis à un rythme qui lui est propre. Les états, les situations, les êtres et les choses se différencient par leurs vibrations, leurs cadences et leurs conditions de manifestation. Pourtant, derrière cette pluralité de rythmes peut demeurer une unité plus profonde.

Le rythme devient alors non seulement une mécanique du mouvement, mais aussi une clé permettant de comprendre comment l'unité du réel peut se manifester dans une infinie diversité.