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Les dualités

Dualités

Dualités Les dualités ou dualisme est une propriété qui se veut être celle de la symétrie, tout dans la nature est en double. Le monde lui-même est composé d'un ciel et d'une terre, d'un haut et d'un bas, notre corps est constitué de deux yeux, deux oreilles, deux bras, etc... En ce bas monde, appelé monde relatif, dont la matière fait office de référence, les dualités sont nombreuses et multiples, et notre niveau de lecture est simpliste, notre vision binoculaire ne perçoit que du clivage.
Du créés à l'incréée, du vide au plein, de l'absolu au relatif, du fini à infini, de l'abstrait au concret, du visible à l'invisible, le mortel et l'immortel, etc... tout absolument tout, possèdent un double, un contraire, un paradoxe, un semblable et un dissemblable.
Dans cet article, seront abordées pour l'essentiel, celles du sens, celui de nos actes en tant que valeur, donc moral, celles qui relèvent de notre conscience.
Tout dans la Création, se manifeste par un dualisme et ce depuis les premiers instants de la création ou de la Genèse.
Sans la conscience, le dualisme nous contraint à une lecture binaire, par le biais de l'égo, nos choix nous font appartenir à l'un ou l'autre de ces deux courants.
L'ego, dont la fonction est de toujours trouver la source nourricière, ne se soucie pas du sens, ni de la provenance de la source.
Le mental humain, dominé par la présence de l'ego, ses pensées, son langage, son action est couramment marquée par l'empreinte de l'intérêt.
Il s'est confiné dans un raisonnement, ou la logique de bien ne vaut que si cela perturbe son confort, il émet un jugement sur tout ce qui le perturbe, il confond la ruse et l'intelligence, le prix et la valeur, l'avoir et l'être.

La conscience

La dualité se présente sous forme d'un choix à effectuer, l'être devant choisir, va activer son libre arbitre et par la même opération crée un doute suivi d'un malaise, un schisme dans sa pensée, cela engendrera une nouvelle pensée qui englobe la première et qui doit statuer sur le bien-fondé du choix qui aura été fait.
L'acte de statuer un choix est lié à l'activité cérébrale que l'on appelle : la conscience. C'est dans cet instant de choix, ou l'on s'éveille à soi, que l'on éprouve la décision du choix qui nous rend conscients de nous-même.
C'est par la lecture même de ces dualismes, et au fil des expériences et par les différents ressenties, que la conscience va prendre forme et quitter la lourdeur et l'épaisseur de son voile, pour évoluer vers un champ de plus en plus large et subtil, pour acquérir la connaissance.
Ce qui distingue les niveaux de la conscience, c'est son enracinement dans la matière. Une conscience de basses fréquences s'exprime par instinct, elle est active au niveau le plus bas des vibrations terrestre, c'est le corps physique, sa source est organique, qu'elle puise dans la matière.
Au niveau suivant, la conscience devient intellectuelle, elle procède par raisonnement discursif, la logique étant son outil de base et puise pour les plus importantes sa source est l'émotion.
Le troisième niveau de la conscience est d'ordre spirituel, son mode d'action est le discernement et sa source est l'Esprit.
Cela ouvre le champs d'une vision nouvelle, qui s'éloigne d'une vision manichéenne, binaire à laquelle l'égo s'identifit en permanence.
Tout n'est pas blanc ou noir, la conscience nous extirpe de cette vision binocculaire organique, et nous permet d'entrevoir la voie du milieu.
La première dualité que l'on rencontre en ce monde est celle de la providence d'un coté et de l'autre celle d'un destin.
La providence désigne l'action sur le monde d'une volonté (non humaine, transcendant l'homme) conduisant les événements à des fins.
Le destin, désigne l'idée selon laquelle il serait une suite d’événements qui forment la trame d’une vie humaine ou d’une communauté et qui serait prédéfinie.
D'emblé, notre égo doit se positionner sur l'une ou l'autre de ces dualités. Faire le choix de l'une au détriment de l'autre, c'est pratiquer un déni d'une réalité dans laquelle les deux existent simultanément et notre problème ne serait pas résolu, à moins de s'éterniser dans une querelle égotique sans issue.
La conscience, c'est notre troisième oeil, par sa présence, la notion de dualité disparait pour laisser place à une ternaire dont le triangle en est une représentation magistral.

  1. Sur le plan physique, la conscience perçoit les effets.
  2. Sur le plan intellectuel, elle perçoit les causes.
  3. Sur le plan spirituel, elle percevra les Principes.

Ses trois niveaux de conscience, nous definissent ainsi que la matière qui nous entoure.

-Sur le plan physique, les événements qui se déroulent génèrent des effets, qui régiront la vie d'un individu, il les subit en permanence par absence de libre arbitre, donc de conscience.
La vie se manifeste alors pour certains, sous-formes de hasard, et que d'autres appellent le destin.

-Sur le plan intellectuel, l'individu perçoit les causes qui engendrent les effets, c'est le début de la conscience, mais comme il est très attaché au plan physique, il cherche avant tout à prendre le contrôle des causes pour atténuer les effets.
À ce niveau, la conscience est opérante par l'exercice du libre arbitre, cependant, la vie navigue majoritairement entre le pouvoir égotique et le destin.

-Sur un plan spirituel, par l'exercice de son libre arbitre, il accède à la connaissance par son discernement, il perçoit les principes, qui régissent par les lois l'univers dans sa totalité, de ce qui est en bas comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, du macrocosme au microcosme. Il comprend la subtilité entre une étoile et une cellule, il décèle l'intelligence dans la trame, il découvre la sagesse qui se cache sous chaque événement, la cohèrence, l'harmonie.
À ce stade de la conscience, la vie est une divine providence.

La polarité

Il n'y a rien en ce monde visible fait de matière, qui n'est pas une polarité, autrement dit : un pôle positif + et un pôle négatif -.
Nous vivons dans une réalité matériel faite d'atomes, qui se composent de divers et miniscules particules, et tous ont une polarité...
C'est un principe qui anime l'énergie de la création, que l'on rencontre dans tout l'univers et dans toutes substances, et quelque soit son échelle de grandeur, qu'il soit de l'infiniment petit (micro) à l'infiniment grand (macro).
Chaque pensée, à l’image de l’atome, comporte un :

Tous ont un niveau vibratoire, ce qui est en haut étant comme ce qui est en bas, tout dans la création possède ces propriétés.
Chaque pensée, comme chaque action ou inaction, se regroupe par affinité, du plus épais au plus subtil, du plus lourd au plus léger.
Aucunes de ces duallités ne sont séparés, elles sont en toute chose et en chacun d’entre nous, ce sont des principes et la cause, c’est la base du libre arbitre.
Le choix du bien, ne peut se faire que si le choix du mal est possible et constamment disponible.
Chaque conscience exercera sa liberté dans le cadre des lois de causalité, tout est possible, mais l’action implique une réaction, c’est la règle ! cette réaction sera positive ou négative en rapport et compensation de l’action.
Il n’y a pas le « bien » d’un côté, et le « mal » de l’autre, il n’existe pas d’individus qui sont entièrement bons, et d’autres entièrement mauvais, chacun porte en soi les deux potentialités en égale valeur et égale force.
Vivre des expériences consiste à les éprouver, à les ressentir, par le discernement qui est l’expression du libre arbitre, fait des choix pour nourrir son être, ce qui constitue un patrimoine.
Rappel : ce qui est bon pour moi ne l'est pas pour l'autre, c'est le principe du libre arbitre qui prévaut et non le jugement.
Le bien et le mal, ne se manifestent pas que dans les actions, mais d’abord et surtout au niveau de l’intention et de la conscience de chacun.

Action, réaction

La subtilité des lois de conservation de l’énergie, implique que chaque action engendre une réaction compensatrice.
Tout phénomène est réactif ; une cause active ne produit jamais un effet direct, elle est d'abord abstraite, non perceptible et le reste tant qu'elle ne rencontre pas une résistance, un obstacle.
Faire obstacle est une provocation qui excite la réaction de la cause, être ou puissance à laquelle on s’adresse, elle se fortifie grâce à cette résistance.
Un combattant défié, par réaction doublera d’audace, le vent, renforce par réaction les tiges des arbres, l’os dévoré par un vautour ou un chien, provoque l’émission des sucs qui en permettent la digestion, la sécheresse, provoque la pousse des racines d’un arbre qui va aller chercher plus loin l’eau qui lui manque.

Rien n’est interdit, ni condamnable ; il y a les Lois de causes à effets, chacun est libre de les éprouver (accession à la connaissance) ou non ( maintien dans l’obscurantisme et l’ignorance) elles ne sont ni bonnes, ni mauvaises, elles sont toutes conçues avec un pôle positif et un pôle négatif, sans lesquels elles ne pourraient exister.
Les êtres que nous sommes de par notre âme et l'Esprit qui nous animes, sommes héritier du Divin Créateur, nous sommes doué du sens de discernement, et que nous disposons de la liberté de développer en l’éprouvant ou non par nos experiences.
Ce qui nous permettra de connaître les plaisirs des lois d’harmonie et d’équilibre. Ou les plaisirs grâce à nos capacités de nous affranchir de la domination des forces obscures qui essaient de nous maintenir en prison.

Le fruit de l'expérience

les expériences négatives comme positives sont des richesses, elles servent élargir notre champ de Conscience, nos capacités spirituelles et métaphysiques, pour nous permettre, si nous en manifestons le désir, de parcourir des champs du possible sur des plans supérieurs.
Dans ce monde ou nous incarnons un rôle, nos personnages peuvent avoir l'apparence d'un être qui aurait un age avancé, donc par logique avoir de l'expèrience, mais qui en fait, n'est qu'une âme inexpérimenté.
Par analogie les différences d’âge, entre les individus sur Terre, servira d'exemple :
Un enfant par son jeune age, ses champs du possible seront limités à ses capacités et compétences, qui ne peuvent êtres les mêmes que ceux d’un adolescent ou d’un adulte. Il ne viendrait à l’esprit de personne de considérer les expériences négatives d’un enfant, comme des fautes impardonnables, mais qu'elles constituent des expériences nécessaires et enrichissantes par son apprentissage de la vie. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.

L'avenir

DualitésEn résumé : nos consciences, sont évaluées par le jeu de l'échange, mais pour nombre d'entres-nous, c'est toujours le ventre qui dicte la valeur, le chômage est une menace pour le ventre.
Tant que le sens n'aura pas été élucidé, la crainte du manque sera la principale force motrice de l'ego et il aura toujours raison... Toutes ces valeurs se justifie par l'intérêt, pour lui, il n'y a que ça de bien, pour le reste...
Il est important d'être conscient, que nous vivons une période d'abondance en tous genres, l'alimentation, aujourd'hui, est accessible pour presque tout le monde, le manque qui subsisterait, ne serait que d'ordre politique, ou l'ego (guerrier) est roi...
La véritable difficulté à laquelle nous sommes confrontés, c'est notre ignorance, l'ego continue de régir notre quotidien, même s'il a le ventre plein.
Nous nous comportons comme des enfants, qui ignorent qu'il existe d'autre manière de gérer, organiser et surtout de partager.
Tout se passe comme si toutes nos découvertes, nos capacités à produire, notre évolution n'avait rien, créé de nouveau!
Depuis la vie intra-utérine, où nous disposions déjà de l'abondance, la nourriture était fournie par la mère (terre), donc sans effort et envers laquelle nous n'avons que peu de respect au sens profond du terme, puisque très symboliquement, nous rejetons nos matières fécales en elle, en arrivant au monde extérieur, nous avons poursuivi ce modèle pour la terre.
L'ego est toujours le maître de nos vies, alors que celui-ci a obtenu tout ce qu'il désire et il serait temps de reprendre le pouvoir sur lui, pour le céder à la conscience.
Il serait temps pour l'homme de grandir, et d'être conscient, que tout ce qu'il fait à des effets sur lui-même, cela lui revient comme un boomerang, il ne peut échapper à sa responsabilité.
Il doit saisir la question du sens, dans tout ce qu'il fait, s'il veut comprendre ce dont il lui arrive et accomplir sa vie et ne pas subir le destin...

De Lao Tseu

Ce texte qui symbolise le changement ou prise de conscience :
C'est au moment où tu vois un moustique se poser sur tes testicules que tu te rends compte qu'il y a moyen de régler certains problèmes autrement que par la violence.