La liberté

Définition :

Tout homme aspire à être libre, de ses mouvements, d'exprimer ses pensées et de ses actions.
La liberté concept philosophique sans doute le plus prôné à travers le monde.

Qu'en est-il réellement ?

Si pour la majeure partie de ce monde le discours vaut d'être vrai pour de nombreuses populations, il y en a encore tant d'autres qui n'ont toujours pas accès à l'une des trois citées, voir aucune d'entre elles dans certain lieu du globe !
Ce qui n'est pas le cas pour le monde occidental, où les citoyens disposent dans leurs ensembles, plus ou moins de certaines d'entres elles.
Pourtant, ces citoyens lors de chaque manifestation, rassemblement, sommet, etc. revendiquent pour l'essentiel toujours un peu plus de liberté.

Pourquoi et qu'en est-il vraiment ?

La statue à l'effigie de la liberté
La liberté, symbole d'une fixation mental érigée en statue.

La raison de ces nombreuses revendications est dû au fait de l'homme lui-même, désireux de créer, de se réaliser et de s'accomplir pleinement dans cette vie, pour cela, il doit absolument être libre.
 ce titre la société dans laquelle il évolue ne le lui permet pas toujours, voir pas du tout. En raison des nombreuses, lois juridiques et autre règles traditionnelles et culturelles, qui veillent à leurs respects.

L'homme se trouve déchiré entre :

  1. le besoin de conserver son histoire, sa culture, par peur d'être isolé, coupé de la vie collective dont il a tant besoin pour son épanouissement.

  2. l'envie de s'affranchir de tout conservatisme et bravé haut et fort son choix personnel par la voie d'une liberté absolue.

  3. et la liberté impliquant des devoirs donc des contraintes, qui le soumet à trouver un équilibre entre son passé, son présent et son futur.

Qui est opposé à la liberté ?

Personne ne s'oppose dans le langage, mais dans ce monde relatif, pour chaque mot, comme chaque situation, un équilibre veille en opposant un facteur contraire, la liberté ne fait pas exception à la règle.
Dans les choix énumérés plus haut qui s'offre à nous, nous retrouvons son contraire dans tous les cas de figure. Il s'agit de la : sécurité.
Les termes sécurité et sécurisé sont très proches de la vertue qu'est la prudence.
Peu à peu en raison d'une sédentarité devenue quasi absolue, la peur de perdre ce que l'on possède a gagné de nos prudences.
L'instrumentalisation de nos peurs est un truchement pervers de la sémantique, qui a transformé sa définition.
Dans l'inconscient collectif comme individuel le terme sécurité a changé de sens, il est passé de prudence à insécurité, ce qui tend à inhiber toutes tentatives de liberté qui serait menaçantes pour notre confort.

Ou est le problème ?

La question fondamentale qui se pose est : la liberté est-elle vraiment un concept élaboré par le mental humain, est-il le fruit d'une quelconque réflexion, ou plutôt celui d'une inspiration intrinsèque, qui anime l'homme au plus profond de lui-même ?
La réponse est évidemment dans le souffle que l'on inspire, le désir de création est très intense au sein de notre Esprit, qui ne cesse de nous le rappeler.
Mais la société dans laquelle nous évoluons n'est pas prête ni suffisament consciente de ce pouvoir créateur.
 chaque grande avancée de l'humanité, c'est l'inspiration d'un individu qui aura triomphé de la raison mentale pour élucider un problème ou découvrir une nouvelle voie.
Songer plutôt : lorsque l'un des premiers hommes a eu dans son imagination l'image d'un objet volant en regardant les oiseaux voler dans le ciel, la raison mentale a pour seule source l'oiseau, nous sommes très loin encore du moteur à explosion.
La logique, dont le mécanisme est l'assemblage des éléments disponibles et par déduction doit former un ensemble cohèrent que la raison doit approuver, elle ne peut en déduire à cette période-là, de la liaison d'un objet volant à l'aide d'un moteur à explosion, c'était irréalisable dans la réalité que constituait cette période.
Néanmoins, l'individu dans son fort intérieur, y croit fort et même très fort au point de persister dans ce rêve considéré comme plus que fou par l'ensemble de la communauté humaine, dont l'a-venir lui donnera pourtant raison.

Conscience et inconscience

Pour poursuivre sur la voie des deux antagonismes, du moins le croit-on, que sont la raison et l'inspiration, il faudrait restituer les termes qui les contrôlent à savoir :
pour la raison c'est : la conscience.
Et pour l'inspiration : l' inconscience...
Laquelle des deux choisir pour mener sa vie ?
La conscience bien que variable entre les individus, est précieuse, puisqu'elle est la cohérence qui permet à notre mental de se sentir en adéquation ou en équilibre avec son environnement culturel.
La raison c'est la synthèse entre l'outil que l'on désigne par le terme logique et les faits observés.
L'inconscience est un mystère pour le mental, point de logique et par conséquent aucune raison discursive.
Ces faits sont pourtant très opérationnels, de par la spontanéité pour une réponse immédiate, que par la patience qui avec le temps, l'ensemble des faits prennent places pour former au final, un système innovant et cohérent avec l'environnement.
l'inconscient est l'explorateur, les informations qui nous parviennent de notre Esprit par le canal de la sensibilité sont hautement plus solide et plus réelles.
La conscience est un classificateur, par la raison et la logique fait le tri des informations qui lui proviennent de son milieu, les plus importantes ont pour origine l'inspiration.

Résumé de ce paragraphe : leurs complémentarités sont notre force créatrice, développer et maitriser notre sensibilité (à ne pas confondre avec nos sentiments), ouvriraient davantage le champ des possibles.

Une liberté inachevée

L'inspiration qu'est la liberté, est une tendance et un vécu sous forme de rêve, la création est son but ultime, la peur son frein !
Les populations aussi bien à l'échelle collective qu'individuelle, la clame, la chérisse et la porte, plus haut que tout autre objectif, érigé par-foi-s en valeur absolu.
Cependant, en lieu et place de ses rêves et ses belles revendications, dans les faits, l'être-humain est plus enclin à céder aux dictâtes de la peur, qui par conséquent, renforce son sentiment d'insécurité et le pousse à trouver refuge dans les bras et les discours sécuritaires...

homme en équilibre sur une roche en haute altitude
La liberté, un vaste étendue sans limite pour l'esprit.

Le recours à des représentants et autres hommes de lois, encore plus vrai pour les dictatures, les divers panoplies de lois juridiques anciennes comme nouvelles, des règlementations a n'en plus finir et ce, en occident comme ailleurs, en attestent de ces choix.

Résumé

Ne nous pouvons vouloir la liberté et se laisser séduire par la sécurité.
Cessons d'avoir et de voir une peur castratrice de nôs rêves et d'idéaliser plus que de raison l'illusion de la sécurité.
Fuir la souffrance est légitime tant celle-ci happe nos vies de sa puissance, néanmoins, pour la plupart du temps, elle n'est que le résultat de nos propres peurs qui ne sont que des projections et pensées négatives d'une mauvaise définition ou compréhension de la vie.
Une vie que nous jugeons sans cesse par un désir de contrôle pour ne pas souffrir.
D'une souffrance que la peur via nos egos créee et nous miroite en permanence.
Se libérer en premier lieu de sa propre peur pour gagner la vraie liberté que la vie nous offre !
Et que nous avons tendance à fuir...
L'harmonie d'utilisation de la conscience et de l'inconscience nous serait précieuse, si un sentiment de peur subsiste, c'est que la source sensible n'est pas le fruit de notre Esprit.
L'Esprit ne peut induire de la souffrance qui est probablement la plus grande partie de nos peurs.
L'Esprit est pure création et pure liberté il ne peut que libérer et soulager nos craintes, nos peurs et nos souffrances, qui ne sont rien d'autre que le fruit de nos dénis et de notre ignorance.
Retrouver la foi (voir l'émotion) source de confiance qui est la voie dite sensible vers notre Esprit créateur pour éclairer notre lucidité du réel.