Un Monde en Mutation

Changement de paradigme

Depuis quelque année, nous subissons un changement de paradigme. Avec l’avènement du vingt-unième siècle, la mutation avortée déjà au vingtième, s’accélère. Le passage d’une société sclérosée par la consommation à une société dite de l’immatériel, qui regroupe les disciplines suivantes : l’échange, les connaissances et les idées. la transition s’effectue dans la douleur, les craintes diverses, telles que la hausse du chômage, la baisse du pouvoir d’achat, celle d’un avenir inconnu etc, créent un véritable malaise dans les sociétés.

Un saut dans l’évolution :

Depuis l’invention du premier transistor en 1947 par William Bradford Shockley, Walter H. Brattain et John Bardeen dans les laboratoires de Bell Telephone, l’évolution technologique ne cesse d’avancer.
En 1949 – 1951 : Premier ordinateur temps réel : le Whirlwind crée au MIT par Jay Forrester, Ken Olsen et leur équipe, c’est le début d’une ré-évolution.
Quelques années plus tard, En 1961, Leonard Kleinrock du MIT publia le premier texte théorique sur les télécommunications par paquets.
En 1972, la première démonstration officielle d’ARPANET, premier réseau à transfert de paquets développé aux États-Unis par la DARPA, une agence du département de la Défense des États-Unis chargée de la recherche et du développement des nouvelles technologies destinées à un usage militaire… Internet, le réseau des réseaux était né et n’a cessé de progresser depuis, et continu jusqu’à présent son évolution et la ré-évolution sociétal.

La ré-évolution sociétal :

Il est coutume de penser et de dire, à juste titre, que l’environnement influe sur nos pensées.
A leur tour, les pensées influencent nos comportements, qui interagissent sur nos actions et font émerger de nouvelles pensées, tout ceci dans une boucle toujours en mouvement.
Une boucle dont le cercle en est la parfaite illustration, depuis l’invention de la roue par les sumériens, la civilisation humaine, pour reprendre une expression courante, -roule-toujours et a créé de multiple outils sous cette forme circulaire.
Sans s’étaler sur toutes les inventions technologiques inventées depuis, certaines plus proches chronologiquement de nous, comme le moteur qui à résolument modifié le mode de vie de l’homme.
Le moteur a ouvert une nouvelle société humaine, il peut échanger les informations, transporter du matériel plus rapidement et découvrir le monde, vint ensuite le téléphone pour compléter et accélérer ces échanges...
Puis, l’ordinateur et l’internet ou l’information circule à une vitesse vertigineuse… Un monde nouveau s’ouvre sous nos yeux ébahis, voir dépassé, c’est le monde des Idées.

Le Monde Des Idées ou Noosphère :

Un monde des idées qui n’a rien à voir avec l’idéalisme de PLATON, mais un monde de connexion. Celui de l’ordinateur sous ces formes les plus diversifiées, smartphones, tablettes… Ils sont la représentation du cerveau humain et internet en est ses neurones.
Internet est en phase de devenir un cerveau géant de toute l’humanité, par l’échange des informations entre individus constamment reliés entre-eux, de nouvelles IDÉES se répandent à travers la planète.
C’est la révolution tant attendue par les humains, contre l’exploitation de l’information et des richesses, par une minorité qui avait pour conséquence la fameuse « pensée unique ». Aujourd’hui, place à la diversité des visions et à leurs éclosions.
Sans idéalisme, l’instinct de survie de l’humanité, l’obligera à créer.
Bien que le chantier soit gigantesque, l’urgence du réchauffement climatique est une sérieuse menace, pour qu’il puisse garder sa place auprès de sa mère-nature : la terre, sa terre, celle qu’il lui a donné vie.
Celle de l’énergie est tout autant préoccupante, sans parler du sens qu’il doit donner à tous ces actes.
C’est ce qui attend les humains dans leurs diversités, ils devront trouver les solutions que les « grands décideurs » d’hier ne pouvaient pas, ne savaient pas ou ne voulaient pas chercher.
Le monde évolutionniste selon DARWIN, cédera (s’aidera) à la Noosphère de Teilhard de Chardin.
Les rapports de force devront être légués aux oubliettes, encore une fois point par idéalisme, mais par raison de survie, c’est sa nature même qu’il le lui impose, car l’orgueil et sa vanité l’on conduit à se construire un arsenal de puissance tel, qu’il ne peut l’utiliser, sous peine de disparaître lui-même.
Le modèle biologique est bien connu aujourd’hui, l’être mono-cellulaire est passé à celui de pluricellulaires, non par idéalisme, mais par soucis d’efficacité.
La solidarité par l’échange de nos cellules, a fait du corps un système complet et autonome et c’est ce même type de système qui s’impose à l’homme d’aujourd’hui, celui de l’efficacité face au danger qui le menace…