L'esprit

Définition :

L'esprit en anglais se dit Spirit, ce qui de sa consonance donne spirituel et sa féminine spiritualité.
L'esprit par définition est une fonction de l'âme, il régit notre vie dite spirituelle. Pour rappel, l'âme est un ensemble qui se compose de deux parties reliées en elle-même : la partie Absolue ou haute pour son caractère cosmique, difficilement définissable et indescriptible, dans le langage commun, lorsque l'on parle de l'âme, c'est en général à cette partie que l'on fait référence.
La partie relative que l'on nommera basse, dont les éléments qui la composent sont identifiable par tous :

  • La personnalité
  • le mental
  • L'ego

Fonction de l'esprit

L'esprit a pour fonction de mettre en relation les différentes dimensions de notre être.
L'esprit posséde 5 fonctions :

  • La mémoire
  • La volonté
  • La sensibilité
  • L'intelligence
  • La conscience

Il est le relais entre l'âme Absolue ou haute, qui possède la connaissance ultime, le plan et le sens de toute chose. Elle détient en somme tout le scénario, la place et le but de notre individualité au sein du collectif, jusqu'au son ultime réalisation en ce monde. Elle est métaphysique, de dimension supérieure, elle est la sphère infinie de l'information.
Et l'âme Relative dite basse, relève de ce monde matériel, c'est la partie qu'étudie la science. En science, l'âme se limite au cerveau :

  • Le cerveau reptilien : qui se résume au-delà de ces fonctions purement mécaniques à, l'ego.
  • le système limbique : que l'on partage avec l'ensemble des mammifères, c'est les émotions ou sensibilités.
  • le néo-cortex : spécificité de l'homme, il est le siège de l'activité intellectuelle, celui de la raison, réflexion, logique, c'est le mental et la conscience.

L'âme relative, est ce qui forme notre particularité ou individualité à tout un chacun, elle est la voie de l'expérience par la découverte, etc.
L'esprit, c'est avant tout l'outil qui fait la jonction, entre l'âme absolue et relative, mais également avec l'ensemble du corps et plus particulièrement le Cœur.
L'esprit permet de transmettre des informations subtiles en provenance de l'âme cosmique vers la partie relative, siège de la conscience...

La conscience et le mental

Le mental est d'une certaine façon la sous-couche de la conscience, c'est selon l'orientation qu'il choisira, vers le bas, c'est l'ego, en le désignera par : la mentalité, si c'est en direction du haut, c'est l'esprit, on le qualifiera de conscience.
Le mental, est le premier lien fondé entre la faim du ventre en tant que processus et la source alimentaire qui sera un terrain d'exploitation organique et psychique.
La psyché est le terme utilisé par la science pour désigner l'âme, il est issu du Grec et provient de l'Hébreu : Nephesh, qui signifie l'âme ou souffle.
Les liens se tisseront au fil des échanges entre le processus de faim et la psyché, et vont peu à peu et selon les individus, faire émerger ou donner naissance à ce que nous appelons : la conscience.
Attardons-nous un instant sur la conscience pour mieux l'assimiler.
La conscience issue du mental est, comme l'ensemble de nos caractéristiques, celles, du relatif donc du bas, elle aspire à s'élever, vers plus de hauteur... Elle tisse l'ensemble des liens de l'esprit.
La conscience : est le cinquième pilier de l'esprit, c'est le lieu ou s'affrontent les quatre autres piliers qui, sont souvent en contradiction les uns avec les autres.
À l'aide de :
la mémoire, elle fait appelle aux informations du passé.

La volonté, qui est un puissant désir, de réaliser le futur dans le présent.

la Sensibilité, est ce qui relie notre monde intérieur à celui de l'extérieur.

l'Intelligence qui intègre tous les noèmes (produit de l'intelligence) selon de bonnes règles de :

  1. cohérence.

  2. de pertinence.

  3. de résilience : phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l'événement traumatique pour ne plus, ou ne pas, avoir à vivre dans la dépression et se reconstruire d'une façon socialement acceptable.

  4. Et d'efficience : qui renvoie à la tendance à produire l'effet désiré avec un minimum d'effort ou de dépenses.

De notre naissance, jusqu'à notre mort, nous nous éveillons à cette conscience, nous découvrons notre corps, notre mental et son jeu pouvoir à travers l'égo, nos traits de caractère que forme notre personnalité, etc.
Viens ensuite le début d'une conscience plus claire, une conscience qui se détache du mental et son jeu d'ego, c'est par elle que nous sommes en mesure de nous analyser nous-mêmes et d'appliquer des valeurs dites morales.
Par morale, il n'est pas question ici, de celle par le jeu de l'ego dicte aux autres, mais de celle que l'on s'applique à soi-même, c'est ce qui semble se rapprocher le mieux de la définition...
Plus les liens entre la conscience et l'esprit se développent, plus la conscience se renforce et s'élève, et la clarté nous gagne. Plus la présence de l'esprit est élevé dans le mental, plus l'individu se détache de son ego, s'humanise et aspire à davantage d'élévation.

L'esprit et l'ego

Deux termes en apparence opposées, ils forment tout deux le début cyclique de l'âme, supérieur pour l'esprit, et l'inférieur pour l'ego.
Il ne s'agit pas comme notre raisonnement logique le voudrait, à savoir choisir l'un ou l'autre. Si la création nous en a munie, c'est qu'ils ont chacun, plus qu'un rôle mais, une fonction.
L'un comme l'autre nous sont utiles, l'esprit est notre lien à tout ce qui symbolise le métaphysique ou spiritualité :

  • Absolue, l'éternel et à l'infini.
  • Le ciel, la hauteur, la grandeur.
  • L'intelligence, la clairvoyance, l'harmonie.
  • L'amour qui est l'ensemble des valeurs morales.

De son côté l'ego nous est très utile dans :

  • Le relatif, l'éphémère et le fini.
  • La terre, ici bas, le présent, le réel.
  • La protection de notre organisme, le plaisir.
  • L'attachement par le biais de la peur à cette vie terrestre.

En résumé, et a l'évidence la valeur de l'esprit s'impose d'elle-même, que l'on soit conscient ou pas de ce fait.
En revanche, nombre d'entre nous, avons une réelle difficulté avec notre ego. Autant le constat de son encombrement dans notre évolution est criante. Autant nous le nourrissons et même parfois, nous le choyons, qu'il nous arrive de le maudire à l'extrême.
La place et le rôle de l'ego, c'est avant tout la protection de notre organisme, il veille à l'intégrité de celui-ci et l'on ne peut que le remercier et lui en être reconnaissant et c'est très important de le faire.
En revanche il n'a absolument pas à interférer dans nos relations aux autres. Il est important qu'il ait sa place mais de veiller à ce qu'il y reste, pour son propre bien. L'ego est cet enfant capricieux qui est en nous, il en a certes besoin et devons lui donner une reconnaissance, il existe bel et bien et à ce titre nous devons nous en occuper, mais, en aucun cas, il ne doit être tyrannique et prendre tous les pouvoirs.
A vouloir se protéger en toutes circonstances, il ne peut qu'aggraver l'instabilité de son propre rôle sans le savoir, et par extension son bien-être.
La conscience, a pour rôle de le protéger de lui-même, elle est à ce titre une sorte de parent pour l'ego. Elle doit le rassurer, l'éduquer et l'élever. Le lieu de résidence de l'ego est le mental, par son intermédiaire, la conscience peu à peu parviendra à le calmer et le faire grandir, et lui restituer sa véritable place...