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Le triquetra symbole de la ternaire Divine

Réflexion sur la Justice

- Sans vertu, aucune action, si vouable et admirable puisse-t-elle paraître, ne peut être juste, car, la justice elle-même est du ressort de la vertu -

Le triquetra symbole de la ternaire Divine

Cycles du temps : cosmologie analogique et philosophique

Introduction

L'histoire de l'humanité est une succession de cycles paradigmatiques socio-économiques d'environ 550 ans chacun, regroupés en cycles civilisationnels d'environ 1650 ans (l'évolution des systèmes complexes n'étant pas celle d'une horloge suisse, il est clair que ces durées sont des ordres de grandeur). Ainsi le cycle antique (de -1250 à 400) connut le cycle chaldaïque, puis le cycle hellénique puis le cycle romain et le cycle civilisationnel messianique (de 400 à 2050) connut lui, successivement, le cycle de la Christianité (haut Moyen-Âge, de 400 à 950), le cycle de la Féodalité (bas Moyen-Âge, de 950 à 1500) et de le cycle de la Modernité (le messianisme idéologique, humaniste et scientiste, de 1500 à 2050) qui se termine sous nos yeux. Ainsi, notre époque connaît, à la fois la fin d'un paradigme et la fin d'une civilisation.

Chapeau : Cet article relève d’une démarche philosophique qui interroge la nature cyclique du temps et l’analogie entre les échelles cosmiques. À partir de données scientifiques (âge de la Terre, révolution galactique, extinctions massives), l’auteur construit une réflexion sur l’influence des grands rythmes de l’univers sur la vie, les civilisations et l’apparition de l’espèce humaine. Entre hermétisme, astronomie et spéculation raisonnée, ce texte invite à penser l’unité des cycles du ciel et de la Terre.


L’empreinte des cycles cosmiques sur l’histoire de la Terre et de l’humanité

Introduction

La célèbre maxime dit : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ». Elle exprime l’idée que l’univers est organisé selon un principe de correspondance, une harmonie profonde entre tous ses niveaux. Depuis l’Antiquité, cette loi est au cœur de la sagesse hermétique, où Hermès Trismégiste disait que le macrocosme et le microcosme sont deux reflets d’un même ordre. Les anciens percevaient cette unité dans la nature, dans les étoiles, dans l’homme, et dans tout ce qui existe. La science moderne, en redécouvrant des lois fondamentales comme la géométrie sacrée, la théorie des fractales ou encore la physique quantique, montre que cette organisation est réelle. Par exemple, on retrouve dans la structure des galaxies, des coquilles, des plantes ou des systèmes neuronaux la même organisation répétée selon des proportions précises, comme si l’univers lui-même était une immense fractale. La maxime n’est donc pas une simple croyance, mais la démonstration que tout dans le cosmos repose sur des lois d’harmonie et de correspondance, que la science ne fait que redécouvrir.

Les cycles quotidiens, saisonniers et leur symbolique : la fractale de l’univers

La cohérence de cette loi se manifeste dans la façon dont la Terre, le Soleil, et l’univers organisent leurs rythmes. La journée se divise en deux grands cycles : le jour et la nuit. Chacun de ces cycles est subdivisé en trois phases : le lever, le zénith (moment où le soleil est au plus haut), et le coucher. Chaque phase dure environ 4 heures. Cette organisation se répète à l’échelle de l’année, avec ses quatre saisons : printemps, été, automne, hiver. Chaque saison comporte aussi un « lever » (naissance), un « zénith » (point culminant), et un « coucher » (déclin), durant environ 3 mois. Plus encore, cette même structure se retrouve à l’échelle galactique : certains astrophysiciens avancent que la Voie lactée ou même l’univers tout entier pourrait connaître ses propres « saisons », influençant la formation d’étoiles, la naissance et la mort des galaxies, selon des rythmes réguliers, proches de nos cycles terrestres. Ces « saisons galactiques » seraient comme des périodes de croissance ou de déclin, de renouvellement ou de transformation, reflétant la même organisation que celle que nous vivons chaque année. La nature, l’art, la musique, et même la structure des galaxies suivent ces lois de proportions et de cycles, illustrant que tout dans l’univers est relié par cette harmonie fractale, cette répétition de motifs à différentes échelles.

En résumé, ce qui se passe en bas, dans nos cycles terrestres — jour, saison, année — est une image en miniature de ce qui se passe en haut, à l’échelle cosmique. La structure est répétée à chaque niveau, comme dans une fractale : chaque cycle, chaque motif, est une copie du tout à une autre échelle. Tout dans l’univers, de la cellule à la galaxie, obéit à cette règle d’harmonie, révélant que la sagesse ancienne est en réalité la compréhension du vrai fonctionnement du cosmos.

Le Soleil

Le Soleil met environ 2 160 ans pour traverser chaque signe zodiacal. En multipliant cette durée par 12, on obtient une période d’environ 25 920 ans, appelée l’« année sidérale » ou l’« année platonicienne », reflétant un grand cycle de transformation cosmique. Ces cycles, liés à la précession des équinoxes, ont été remarqués par les anciens comme des périodes de grands changements pour l’humanité, symbolisées par les mythes et les âges (Âge d’Or, d’Argent, etc.). La science moderne, en découvrant ces rythmes, confirme que l’univers fonctionne selon des lois de proportions et de cycles, que l’on retrouve dans la nature, la géométrie et la cosmologie.

Notre galaxie

La Voie lactée tourne autour de son centre en environ 250 millions d’années. Elle tourne aussi autour d’un centre intergalactique, selon des rythmes encore mystérieux. La structure fractale de l’univers, la répétition de motifs à différentes échelles, montre que ces cycles sont inscrits dans la réalité même. Certains chercheurs avancent que la galaxie, comme la Terre, traverse des « saisons » galactiques », des phases où la formation ou la destruction de matière est plus ou moins active, selon un rythme régulier. Ces cycles pourraient influencer la dynamique de la matière, la formation d’étoiles, ou même les grands événements qui ont marqué l’histoire de la Terre, comme les extinctions ou les périodes de grands bouleversements. La compréhension de cette hiérarchie de cycles révèle que l’univers tout entier est organisé selon une même logique, où chaque niveau, du microscopique au cosmique, reflète et participe à cette harmonie.

Les saisons galactiques et leur influence symbolique

Si l’on reprend l’idée de nos saisons terrestres, marquées par des changements de climat, de lumière, d’énergie, il est fascinant d’envisager que le cosmos lui aussi ait ses propres « saisons ». Ces saisons galactiques, encore hypothétiques, pourraient représenter des périodes de transformation profonde, de croissance ou de recul des structures cosmiques. Certains astrophysiciens suggèrent que la Voie lactée ou même l’univers dans son ensemble connaît des phases où la formation d’étoiles, la concentration de matière, ou la structure globale évoluent selon des cycles réguliers, semblables à nos saisons terrestres. Ces rythmes, s’ils existent, seraient comme des « saisons » de l’univers, où chaque phase apporterait son lot de changements, de renouvellement ou de déclin, en parfaite harmonie avec la loi de correspondance. Comprendre ces cycles à l’échelle cosmique, c’est aussi percevoir que la grande danse de l’univers suit ces mêmes lois, et que notre vie, nos cycles, ne sont qu’un reflet de cette harmonie infinie.

Conclusion ouverte

Selon la science, la Terre aurait environ 4,5 milliards d’années, et aurait déjà parcouru 18 fois le tour de la galaxie. Dans cette vaste danse cosmique, chaque « printemps » pourrait voir naître de nouvelles formes de vie ou civilisations, suivant cette organisation cyclique. La question de l’humain dans cette harmonie universelle reste mystérieuse, mais tout porte à croire que cette organisation en cycles, cette répétition fractale, est la clé pour comprendre la cohérence profonde du cosmos. La science moderne, en explorant l’infiniment grand ou l’infiniment petit, ne fait que redécouvrir cette sagesse ancienne : tout dans l’univers est relié, tout est reflet, dans une harmonie infinie, que cette maxime illustre depuis la nuit des temps.


Note : cette réflexion invite à percevoir la sagesse ancienne comme la clé pour comprendre la cohérence et la beauté du cosmos, au-delà des apparences et des disciplines séparées.