Dieu :
C'est l'inconnu au-delà de tous les connaissables humains ; au travers de ses multiples manifestations, il donne une substance et une cohérence, un sens et un existence à tout ce qui peut être connu.
C'est l'inconnu au-delà de tous les connaissables humains ; au travers de ses multiples manifestations, il donne une substance et une cohérence, un sens et un existence à tout ce qui peut être connu.
Que peuvent avoir en commun le symbole d'une croix et celui d'un choix ? À première vue, pas grand-chose. Pourtant, en y regardant de plus près, seule une lettre les différencie : le R pour la croix et le H pour le choix.
La croix est omniprésente : elle se trouve sous tous les autels des églises, dans les formulaires sous forme de cases à cocher, sur les cartes indiquant une position, à chaque carrefour, etc. Des phrases telles que "la croisée des chemins", "un chemin de croix" ou "un choix crucial" évoquent inévitablement la croix et le choix.
Le choix, porteur de la liberté (libre arbitre), qu'il soit subjectif ou objectif, reste incontournable. On entend souvent "J'avais le choix entre..." ou "Je n'ai pas le choix", justifiant ainsi une absence de liberté. L’adage implacable nous rappelle que ne pas faire de choix est pourtant un choix !
La croix est à la fois un objet et un complément d'objet, que l'on retrouve à la racine des verbes croire, croître et accroître. On l'identifie également dans d'autres termes tels que croyance, croisement, crucifix, croissance, etc.
La croix est un symbole riche en significations, comportant une polarité horizontale désignant les axes est-ouest et gauche-droite, et une polarité verticale indiquant les directions nord-sud, haut-bas. La plus répandue des croix, celle des quatre points cardinaux, est essentielle à notre orientation, nous guidant pour nous déplacer dans l'espace.
Elle représente également d'autres polarités horizontales, telles que large-étroit, avant-arrière, près-loin, et des polarités verticales, résumant des notions comme haut-bas, subtil-épais, léger-lourd, volatil-fixe, grand-petit, etc.
Dans notre esprit, à des fins d'orientation, nous possédons l'équivalent des points cardinaux, constitués de deux polarités.
C'est par elle que nous effectuons des choix, ce que l’on nomme les vertus cardinales, qui se résument à quatre : Force, Prudence, Justice et Tempérance.
Une polarité peut être envisagée comme une ligne droite ; à une de ses extrémités se trouve un terme avec sa valeur, et à l'autre, un terme opposé qui lui contredit, possédant sa propre valeur. Par exemple, l'amour a pour contraire la peur (ou la haine), avec un haut et un bas, une gauche et une droite, etc.
Au sens géométrique, ce sont deux lignes, verticale et horizontale, qui se croisent en un point, qu'il convient de représenter en trois dimensions.
| Espace-Temps | Descriptives | Valeurs |
|---|---|---|
| Nord-Sud | Fixe-Volatil | Force-Prudence |
| Est-Ouest | Subtile-Épais | Justice-Tempérance |
| Haut-Bas | Lourd-Léger | Bon-Mauvais |
| Gauche-Droite | Grand-Petit | Colère-Paix |
| Tôt-Tard | Gras-Maigre | Joie-Tristesse |
| Chaud-Froid | Dur-Mou | Douleur-Souffrance |
| Sec-Humide | Agréable-Désagréable | Sympathie-Antipathie |
| Endroit-Envers | Vrai-Faux | Amour-Haine |
| Longitude-Altitude | Bien-Mal | Enthousiasme-Lassitude |
| Prés-Loins | Revigorant-Fatiguant | Bonheur-Malheur |
| Pression-Dépression | Stressant-Relaxant | Douceur-Agressivité |
| Le thermomètre semble le plus adapté pour illustrer ces propos. Du zéro qui se situe au milieu de la mesure, vers le haut nous mesurons la chaleur et vers le bas le froid. Il sera croisé avec un autre thermomètre que l'on appelle baromètre, qui mesure le sec et l'humide qui sont contraires. Ainsi, nous obtenons la forme d'une croix... | ||
Notre mental, plus précisément notre conscience, ne mesure ni les températures ni les pressions atmosphériques, bien que nous les ressentions. Cependant, elle évalue des valeurs, celles de nos émotions (lire l'article), qui régissent notre monde affectif intérieur et nos relations avec le monde extérieur.
C'est à ce stade que le choix devient crucial, car nous nous retrouvons seuls face à nos décisions, et pourtant, nous devons choisir.
La morale, d'ordre absolu et abstrait, régule les relations humaines, reposant sur deux polarités fondamentales : l'amour et la peur (qui est un excès de prudence).
Souvent, les psychologues, historiens et intellectuels se concentrent sur les effets visibles du présent, en passant sous silence que des causes telles que l'amour et la peur ne peuvent pas être quantifiées, même si leurs conséquences le peuvent. Ces causes, issues du domaine de l'invisible, ne sont pas toujours palpables. En réalité, le principe de cause à effet est mal appliqué ici : ce que l'intellect considère comme une cause n'est souvent que l'effet d'une cause supérieure, relevant du domaine abstrait et absolu.
Mais qu'en est-il de ces causes profondes ? L'affectif échappe à la mesure intellectuelle, et l'intelligence, telle qu'elle est définie par cet intellect, n'est pas un gage de valeur et de sens, mais de compétence technique. Analyser consiste à séparer les éléments pour mieux les comprendre, mais cela ne mène ABSOLUMENT pas à leur assimilation ni à l'attribution de leur valeur.
Faire un choix motivé par un sens moral (le libre arbitre), comme choisir entre deux produits, entraîne des conséquences qui appartiennent à un ordre différent. Plus nous sommes libres (le choix), plus la responsabilité et le doute s'accentuent.
La variété pléthorique des offres complique le processus de choix ; sélectionner un produit dans l'épicerie du coin n'est pas aussi difficile que le faire dans un hypermarché.
Face à cette complexité, seule l'humilité, la simplicité et une bonne compréhension des principes (discernement) permettent d'effectuer un choix éclairé, en harmonie avec la sensibilité de l'âme humaine...
La croix, qu'elle figure sur un plan, sur une carte ou soit cochée sur un formulaire, symbolise la position d'un choix...
La lettre R, qui se trouve dans le terme 'croix', représente l'élément air, qui, par sa légèreté, transporte de l'information et des émotions. Le H dans le terme 'choix' symbolise la démarcation et l'équilibre entre la polarité de l'horizontalité (le bas, la matière, le visible, le descriptible par la raison) et celle de la verticalité (le haut, le céleste, l'invisible, l'indescriptible, le mystère).
Le choix moral est essentiel, car il détermine ce que nous sommes ou serons, fondamentalement (fond-à-mental), en opposition à l'apparence. À ce niveau, nous touchons aux limites de ce qui peut être mesuré ; notre essence dépasse les données tangibles.
L'apparence appartient au domaine du vice, qui, en se déguisant habilement en vertu, crée souvent une confusion avec notre véritable être (choix).
Comme le dit le célèbre adage : L'habit (l'image) ne fait pas le moine.
Le verbe habiller tire sa racine du mot 'habile', qui désigne celui qui sait rendre les choses — et ici, les gens — maniables. Il se décline de la forme la plus acceptable à la plus vile, avec des termes tels que : habile, opportuniste, malin, rusé, vicieux, et même intelligent.
La déclinaison d'un principe s'opère en descendant et en se transformant par sa vibration, perdant progressivement de sa forme la plus élevée.
Le choix peut être vu comme une croix, reposant sur deux axes distincts :
La croyance, qui dans la plupart des cas, repose sur des définitions superstitieuses ou, au mieux, sur des raisonnements erronés, donne naissance à des convictions. Cela résulte de l'ignorance liée à la paresse de réfléchir par soi et à la remise en question de ce que l'on nous a transmis, ainsi que d'un raisonnement égotique par l'intellect, qui privilégie le sens par la logique opérative plutôt que par la valeur.
En revanche, il y a : La conscience, guidée par le discernement, offre un libre arbitre en harmonie avec la sensibilité de l'Âme humaine. Cette conscience cherche à s'épanouir dans le respect des lois et principes de la Divine Providence, qui fondent sa véritable nature.
Ainsi, de l'ignorance à la conscience, en allant du bas vers le haut, et vice versa, il est incontournable de faire un choix.
En somme, la croix et le choix sont intimement liés, représentant des polarités fondamentales dans notre parcours de vie. Chaque choix que nous faisons, qu'il soit conscient ou non, façonne notre identité et notre destinée. Prenons l'exemple de deux amis, Emma et Lucas. Emma choisit de suivre une carrière en finance en dépit de sa passion pour l'art, influencée par les attentes sociétales. Elle reste prisonnière d'un niveau de conscience où le succès matériel prime sur son épanouissement personnel. En cultivant sa conscience, Lucas se connecte profondément à sa sensibilité. Il écoute ce qu'il ressent, non pas en se conformant aux normes sociétales, mais en prenant le risque de suivre son propre chemin. Son choix est guidé par un amour authentique pour ce qu'il est réellement, plutôt que par la peur de l'échec. Ce choix devient une véritable expression de son authenticité, lui permettant d'évoluer vers une existence en harmonie avec sa véritable essence.
Ci-dessous, un ensemble de termes couramment utilisés qui se réfèrent à l'un des deux axes...
Lucas comprend que chaque choix, qu'il soit un succès ou un échec, est une occasion d'apprentissage. À l'image d'une partie d'échecs, chaque obstacle devient une étape sur son chemin. Par exemple, après un échec artistique, il prend le temps de réfléchir et d'ajuster son approche, ce qui enrichit sa créativité.
En revanche, son ami Max choisit souvent de suivre les attentes des autres, sacrifiant ses désirs personnels pour éviter les conflits et avoir du succès. Après avoir abandonné un projet artistique qui lui tenait à cœur, il se retrouve bloqué dans une routine qui étouffe sa créativité. Ce choix, bien que confortable à court terme, l'empêche de grandir, le laissant avec un sentiment de frustration.
Lucas réalise également que son parcours est façonné par ses interactions avec sa communauté, où chaque défi et chaque soutien nourrissent sa conscience. Lorsqu’il reçoit des critiques constructives, il les utilise pour s'améliorer. Max, à l'inverse, évite les désaccords et se réfugie dans la conformité, limitant ainsi son développement personnel.
En choisissant de vivre selon ses valeurs artistiques, Lucas incarne une quête de liberté personnelle et d'authenticité. En restant fidèle à lui-même, il devient un modèle pour les autres, prouvant que la vraie réussite réside dans l'expression sincère de soi. Max, en négligeant cette authenticité, ne parvient pas à inspirer son entourage, illustrant que le manque de sincérité conduit à une stagnation.
Lucas suit les principes de la Divine Providence, cherchant un équilibre entre ses désirs et les lois spirituelles. Max, en contrastant, se sent perdu et déconnecté de lui-même. Lucas incarne ainsi la force du choix conscient, tandis que Max illustre les conséquences d'un choix aléatoire.
En fin de compte, Lucas démontre que la réussite ne se mesure pas en fonction des normes sociales, mais plutôt en restant fidèle à ses valeurs. Comme l’a dit Albert Einstein : "N'essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur." Cette citation résume parfaitement le cheminement de Lucas, qui prouve que l'authenticité est la clé d'une vie enrichissante et valorisante.
| Horizontale | Curseur | Verticale |
|---|---|---|
| terrestre | ![]() |
Céleste |
| Le visible (Matière) | ![]() |
L'invisible (Ether) |
| Concret | ![]() |
Abstrait |
| Rationnel | ![]() |
Holistique |
| Raison | ![]() |
Sagesse |
| Logique | ![]() |
Intuition |
| Sentiment | ![]() |
Sensibilité |
| Croyance | ![]() |
Foi |
| le terre-à-terre | ![]() |
l'imaginaire |
| le lourd | ![]() |
le léger |
| l’enracinement | ![]() |
le volatile |
| Je crois que ce que je vois | ![]() |
l’idéal |
| la matière | ![]() |
l'essence |
| l’attachement | ![]() |
détachement |
| Etc | ![]() |
Etc. |
| Le 'curseur' représente la conscience du sujet, qui oscille entre l'ignorance et un éveil plus profond selon son niveau de compréhension, tantôt s'élevant vers la connaissance, tantôt restant ancrée dans l'ignorance | ||
En somme, la croix et le choix sont intimement liés, représentant des polarités fondamentales dans notre parcours de vie. Chaque choix que nous faisons, qu'il soit conscient ou non, façonne notre identité et notre destinée. La reconnaissance de cette interconnexion entre la croix, symbole de direction et d'orientation, et le choix, reflet de notre libre arbitre, nous incite à faire preuve de discernement dans nos décisions. En cultivant une conscience aimante et bienveillante, nous pouvons naviguer avec sagesse à travers les complexités de notre existence, honorant ainsi notre véritable essence.
En somme, la création, dans son infinie sagesse, a engendré des lois et des principes que l'on qualifie de lois de Providence. Ces règles fondamentales assurent le bon fonctionnement de la mécanique de la vie, permettant à la diversité de s'épanouir le long des axes opposés : terrestre et céleste, visible et invisible, concret et abstrait. L'œil ignorant perçoit souvent ces lois sous l'angle du destin ou du déterminisme. Cependant, c'est la conscience qui joue un rôle essentiel en conciliant ces opposés, facilitant leur unification. En comprenant que le libre arbitre n'est pas simplement une vision subjective de notre réalité, mais plutôt une perception objective des lois qui régissent notre existence, nous réalisons que ce sont ces règles qui forment, en quelque sorte, un mode d'emploi pour exercer notre liberté. Par cette compréhension, nous découvrons que la véritable liberté se trouve dans notre capacité à agir en harmonie avec ces principes créatifs.