La Vérité
la subjectivité est la réine du réel, quoi qu'en pense le roi de la pensée intellectuel !
la subjectivité est la réine du réel, quoi qu'en pense le roi de la pensée intellectuel !
Dans notre société contemporaine, la notion de "vrai" est souvent utilisée comme une référence, un critère pour juger de la valeur des idées et des comportements. Trop fréquemment, elle est confondue avec celle de vérité, ce qui crée des malentendus sur sa véritable portée. Le "vrai" répond à notre besoin d'authenticité et de connexion humaine, mais dans de nombreux contextes, il est érigé en mesure de ce qui est acceptable ou légitime.
Cette confusion entre le vrai et la vérité se propage dans nos échanges quotidiens, influençant nos opinions et nos choix. En affirmant ce qui est "vrai", nous cherchons souvent à affirmer une position ou une croyance, agissant comme si cela valait comme preuve irréfutable. Ainsi, le "vrai" devient un étalon qui façonne nos perceptions et nos relations, mais qui, en même temps, peut se révéler trompeur. Ce constat soulève des questions sur la manière dont nous discernons l'authenticité dans un monde saturé d'informations et d'illusions.
La principale fonction du vrai n'est pas de chercher la vérité, car ce n'est pas le bon outil pour cela. En effet, le vrai est à la vérité ce qu'une lumière de chandelle est à celle du soleil. Sa fonction première est de débusquer le faux. Dans un énoncé chronologique, un événement mal placé peut être perçu comme un désordre et sera alors qualifié de faux, indiquant qu'il ne respecte pas la cohèrence ou le bon ordre des choses. Cela diffère fondamentalement du mensonge, qui relève de la ruse.
Les intellectuels chercheurs de tous bords (historiens, scientifiques, etc.) considèrent que le vrai est l'unique vérité qu'ils nomment "vérité-relative", ce qui est un abus de langage et ajoute de la confusion. En ce qui concerne la vérité, il n'y en a qu'une, et elle est immuable.
Le vrai, qui est leur outil de travail, présente des failles dans leur quête de cette vérité.
La chronologie signifie l'ordre des choses connues : lorsque, par exemple, une erreur de datation se glisse dans l'énoncé, l'information devient fausse. Ainsi, la chronologie présente une faiblesse dans la quête de la vérité, car elle ne permet de considérer que les informations connues et laisse de côté celles qui restent à découvrir. De plus, il est essentiel de rappeler que la chronologie est du domaine intellectuel et qu'elle constitue, par conséquent, le fer de lance de toute définition.
En rapport avec la vérité, le relatif peut être considéré comme une croyance ou une opinion. Contrairement à la vérité, qui se veut universelle et immuable, le relatif repose sur des perceptions individuelles et des expériences personnelles. Cette distinction est essentielle, car le relatif, en tant qu'interprétation personnelle, ne devrait pas être qualifié de vérité. Cela entraîne des malentendus et renforce les illusions, en brouillant la ligne claire entre ce qui est vrai pour soi et ce qui ne l'est pas. Chaque individu construit sa vision du monde à partir de son propre vrai.
Cela signifie que le vrai varie d'une personne à l'autre, influencé par leurs vécus et perceptions. De plus, le vrai est changeant et évolue : ce qui était vrai hier ne l'est plus aujourd'hui, et ce qui est vrai aujourd'hui ne le sera peut-être pas demain. Ce changement est synonyme d'évolution, car il reflète la construction de sa conscience à travers ce cheminement. Dans cette quête, l'individu rencontre des épreuves comme l'échec, l'illusion ou le mensonge, qui jouent un rôle crucial dans son évolution.
Les défis qui se présentent à lui offrent un choix : celui de la vertu, à travers l'effort constant et la persévérance, ou celui du vice, qui se manifeste par la paresse, la facilité, l’oisiveté, l'irresponsabilité et la soumission. C'est ainsi que la conscience fait le tri entre les vérités durables et les illusions passagères, permettant à l'individu de s'élever ou, à l'inverse, de s'enfermer dans l'ignorance et la complaisance.
Dans ce contexte, le vrai agit comme un révélateur. Il nous aide à distinguer ce qui est authentique pour nous de ce qui ne l'est pas, tout en nous préservant des illusions. Dans un monde où les informations circulent à grande vitesse, où les apparences peuvent souvent être trompeuses, le vrai devient un guide précieux. En débusquant le faux, le vrai nous rapproche d'une compréhension plus claire de notre réalité (monde intérieur), sans nécessairement prétendre à la vérité ultime.
Voici quelques exemples qui montrent comment le vrai est perçu différemment par chacun :
Ces illustrations démontrent que le vrai est intimement lié à nos perceptions et nos expériences individuelles. Chacun construit sa compréhension du vrai, et cela souligne la richesse et la diversité des points de vue humains. Reconnaître cette pluralité permet d'enrichir nos dialogues et d'accroître notre compréhension mutuelle.
La confusion entre le vrai et la vérité vient souvent de l'amalgame entre les termes "similaire" et "identique". Bien qu'ils aient des ressemblances, il est important et essentiel de comprendre leur différence. Par exemple, deux frères ou sœurs peuvent se ressembler beaucoup sans être identiques. Chacun d'eux a ses propres besoins et caractéristiques, même dans le cas de jumeaux qui, malgré leur apparence semblable, restent différents.
Le vrai, dont l'antonyme est le faux, crée une polarité qui révèle l'erreur ou le mensonge, mais il ne nous dit rien sur la vérité elle-même. Il est une notion liée à la vérité, appartenant au monde physique et sensoriel. En somme, bien que le vrai puisse débusquer les erreurs dans un ordre ou une chronologie, il conserve son caractère de "vrai", servant simplement d'indicateur d'un certain niveau d'évolution sur le chemin de chacun.
Chaque individu, selon ses propres besoins et sa liberté, interprète le vrai à sa manière, reflétant ainsi son parcours personnel et unique. En ce sens, le vrai est subjectif et éphémère, une notion intimement liée à la sphère de l'ego, qui se pense lumineux et éclaire la conscience avec l'intensité d'une chandelle. En revanche, pour accéder à la vérité, il est nécessaire d'avoir une luminosité équivalente à celle du soleil, apportant une clarté universelle et une compréhension plus profonde.
L'opinion, quant à elle, n'est qu'une nuance supplémentaire sur l'échelle du vrai ; elle reflète l'expérience individuelle de chaque personne et résulte de son niveau de conscience et de son vécu.
La notion de "vérité relative" se réfère souvent au vrai pour justifier des assertions, mais elle pose des problèmes. Tandis que le vrai s'oppose au faux, la vérité s'oppose à l'illusion. Comprendre cette distinction est essentiel : le faux peut être perçu comme une erreur chronique dans une séquence ou un ordre, tandis que l'illusion englobe les croyances, quelles qu'elles soient. Contrairement à la foi, qui peut être une conviction plus profonde et spirituelle, la croyance est souvent liée à des rites et des coutumes qui nous rassurent par la répétition. Cela peut facilement s'assimiler à de l'endoctrinement, où l'esprit est enfermé dans un cadre rigide. Cette situation des croyances empêche la véritable exploration de la vérité et restreint notre capacité à penser de manière critique. Ainsi, la "vérité relative" ne peut pas soutenir un débat sur des vérités solides et universelles, car elle est souvent le résultat de perceptions biaisées et conditionnées.
En outre, la science, dans sa quête de certitudes, tombe elle aussi dans l'illusion en prétendant que seul un résultat identique peut être synonyme de vérité. Ce raisonnement pragmatique l'égare, car il suppose que l'uniformité dans les résultats est la clé de la vérité. Cependant, cette approche néglige la complexité et la diversité du monde. La vérité ne peut pas être réduite à des résultats identiques, car cela limite notre compréhension et restreint notre capacité à appréhender des phénomènes uniques et variés.
En conclusion, l'affirmation "tout est vrai", ontologiquement parlant, est plus logique que celle qui énonce que "tout est faux". Si cela se confirmait que tout est faux, alors ce serait en fin de compte vrai...
Le vrai est un outil qui nous permet de trouver notre propre chemin vers la vérité universelle et immuable, au sein d'un réel vaste et complexe. Ce parcours est semé d'embûches, jalonné d'essais et d'échecs, où la remise en question est permanente. En ce sens, le vrai est instable, car il est perméable à sa propre évolution. Sur ce chemin personnel, l'individu est confronté au choix entre la vertu, souvent perçue comme difficile à atteindre, et le vice, qui, par son habileté, semble toujours plus accessible. Ce choix engage une responsabilité significative, car chacun doit déterminer la voie qui lui convient et assumer les conséquences de ses décisions.