Pour les adeptes de la raison pure, au-delà de cette limite, vos pensées ne sont plus valables...

Le triquetra symbole de la ternaire Divine

Réflexion sur la Justice

Il ne sert à rien d’avoir des pensées intellectuellement justes si la Conscience n’a pas la Volonté de les mettre régulièrement en pratique selon le Principe de la Vertu.

Le triquetra symbole de la ternaire Divine

La liberté, une conception fragile, entre devoir et droit

Introduction

Comme le dit l'adage, tout homme aspire à être libre, que ce soit dans sa pensée, son expression ou ses choix. La liberté représente sans doute le concept philosophique le plus défendu à travers le monde. Toutefois, elle se heurte à de nombreux obstacles. Sur le chemin de la liberté—qu'elle soit collective ou individuelle, politique, sociale ou morale—nous faisons face à de nombreux défis.

Avant d'entamer toute réflexion, il est important de noter que l'expression « être libre » repose sur l'auxiliaire « être », qui joue un rôle essentiel. En tant que verbe, "être" représente la mise en mouvement et le processus dynamique de la vie. "Être" est aussi un auxiliaire, collaborateur important dans la construction de notre identité. Il devient alors un pont entre notre essence intérieure — ce que nous sommes profondément — et notre rapport au monde extérieur, tissant des liens avec autrui et notre environnement.
Dans cette optique, « être libre » ne se limite pas à l'absence de contraintes ni à la simple affirmation "je suis libre de faire ce que je veux". Cela implique une introspection profonde et une compréhension de nos véritables besoins et désirs. Chaque individu porte la responsabilité de définir ce que signifie pour lui la liberté, qui est bien plus qu'une simple absence de limites. C'est une évolution continue, un dialogue vivant entre notre moi intérieur et le monde qui nous entoure.

La liberté selon le mode sociétal

La liberté, telle qu'elle se pratique dans les sociétés, implique de nombreuses contraintes. Entre ce qui est autorisé et ce qui est interdit, entre les devoirs et les droits, entre les droits humains et les droits naturels, entre la pseudo-objectivité et la subjectivité, entre croyances et foi, entre superstition et fatalisme... Tout cela génère une énorme confusion sur ce sujet. Intuitivement, nous percevons la liberté comme un droit de choisir, d'agir selon notre volonté, tout en reconnaissant que ces choix viennent avec des responsabilités.

La liberté selon les règles

Notre liberté, individuelle comme collective, se heurte à des lois ou règles, non pas par punition mais en raison de la pluralité des existences. En effet, chaque individu interprète la liberté selon ses besoins, et la vie doit offrir ce choix à tout un chacun ; ainsi, elle impose ces lois pour que cela puisse être possible. Un peu comme notre code de la route impose des règles pour que chacun puisse circuler librement, malgré certains interdits. Depuis les temps immémoriaux, l'homme s'inspire et copie la nature pour son organisation. Ainsi, malgré sa volonté de s'affranchir des lois de la nature, il ne fait que reproduire ce qui existe déjà.

La liberté de penser, étant donnée qu'elle se déroule dans une zone abstraite, nous permet d'explorer nos opinions et désirs. Cependant, la liberté d'expression impose une barrière : elle exige la règle de ne pas heurter la sensibilité des autres. Quant à l'action, la liberté peut être complètement bridée, car elle doit s'inscrire dans l'ordre de l'universel pour être acceptable. Ainsi, bien que la liberté de penser et même de s'exprimer puisse sembler totale, en ce qui concerne nos actes, le principe de cause à effet nous rappelle que chacune de nos pensées, de nos paroles et de nos actes, a des conséquences. Par conséquent, notre responsabilité est engagée, et nous devons être conscients des implications de nos choix.

De plus, il est important de se rappeler qu'une vibration par magnétisme (émotion) attire son semblable. Ainsi, chaque pensée porte sa propre vibration et attire à elle des pensées similaires. Cela signifie que nos croyances et nos états d'esprit influencent non seulement notre réalité intérieure, mais aussi ce que nous attirons sur notre chemin. En prenant conscience de cela, nous pouvons mieux comprendre comment nos pensées façonnent notre expérience de la liberté et de la responsabilité.

La polarité, un principe incontournable

La création, par sa nature, implique des lois immuables qui régulent la vie elle-même. Ces lois contiennent des principes. Parmi ces principes, celui de la polarité nous indique que, dans toute chose, il y a deux pôles, deux aspects opposés, et que les "contraires" ne sont en réalité que les deux extrêmes du même objet entre lesquels se trouvent intercalés des degrés différents. Par exemple : le chaud et le froid, bien "qu'opposés", représentent en réalité une seule et même chose ; ils se distinguent simplement par une différence de degrés. Le froid brûle autant que le chaud.
Le principe de polarité nous indique également que les contraires opposés et extrêmes sont conciliables et se touchent. Lorsque ces deux extrémités se touchent, elles forment la lettre "C", symbolisant celle du "O", symbole d'un corps parfait.

Dans nos perceptions et analyses, ce même principe de polarité est souvent perçu par notre intellect comme de la dualité. Cependant, cette dualité constitue une vision erronée qui fractionne notre compréhension en opposant des éléments distincts et séparés. À l'inverse, la polarité, tout en maintenant l'opposition, ne sépare pas les concepts ; elle les connecte, illustrant ainsi une réalité continuée, comme une branche avec deux extrémités. Tandis que la dualité propose des chemins parallèles — l'un étant bon et l'autre mauvais — la polarité offre un unique chemin avec deux directions opposées, l'une menant au bien et l'autre au mal.

En somme, la polarité est bien plus qu'une simple dichotomie ; elle constitue le fondement de toute réalité et nous rappelle que les opposés se complètent et se nourrissent mutuellement. Pour véritablement comprendre la notion de liberté, il est essentiel d'accepter et d'intégrer ces contraires qui régissent notre existence. À l'image d'une recette sucré-salé où les ingrédients, bien que diamétralement opposés, doivent être équilibrés pour éveiller nos papilles gustatives, notre compréhension des polarités enrichit notre perception du monde et nous aide à naviguer entre le réel et la réalité. En prenant conscience de l'importance de ces polarités, nous pouvons mieux identifier les balises qui jalonnent notre chemin vers la liberté.

L'évolution mentale

L'évolution de l'être est un processus qui débute dans l'ignorance, passe par le savoir et la connaissance, et s'achève en sagesse. L'expérience constitue un apprentissage continu (apprenti-sage, ce qui indique bien le cheminement) : par la mise en pratique de nos croyances, à travers de nombreux essais et échecs, nous affinons et clarifions le chemin sur lequel nous nous trouvons et la destination recherchée.

Dans le cadre de notre sujet sur la quête de la liberté, nous faisons face à plusieurs polarités significatives. Parmi elles, et selon leur ordre d'importance, nous trouvons : liberté-nécessité, vertu-vice, réel-réalité, vrai-faux. Ces polarités agissent comme des panneaux indicateurs sur le chemin vers la liberté.
Nous rencontrons également la loi du genre, qui explique que tout dans la nature a un genre : "Il y a un genre en toutes choses ; tout a ses Principes Masculin et Féminin ; le Genre se manifeste sur tous les plans." Par conséquent, notre définition des choses implique toujours un réel (masculin) et une réalité (féminine), l'un définissant le monde extérieur et l'autre notre monde intérieur. La conciliation entre le féminin et le masculin (le mariage) génère la créativité, le féminin représentant l'imagination et le masculin sa réalisation. Ainsi, le réel contient le tout (l'invisible comme le visible, le vrai comme le faux, le bien et le mal — toutes les polarités y sont incluses), et son contenu est le résultat de l'imagination. Il convient de noter que l'imagination est féminine ; donc, bien que cela puisse paraître paradoxal, le réel, en tant que tel, exprime le féminin. Il n'est que le résultat de ce féminin, à l'instar d'un couple ayant un fils. Bien qu'il soit masculin comme le père, sa conception génétique est le résultat féminin, celui de la mère. Notre approche de la liberté ne peut donc être perçue de la même manière selon que l'un des deux principes domine l'autre ou s'ils sont en équilibre.

Liberté et Nécessité : Une Polarité Essentielle

Parmi les polarités auxquelles nous sommes confrontés, nous faisons d'abord face au choix entre la liberté et son opposé, la nécessité. Comment peut-on être libre lorsque l'estomac crie à la famine, à la soif ou au froid ? Ce mécanisme primitif, bien que moins pertinent aujourd'hui grâce à un accès facilité à l'alimentation pour la majorité, reste présent. Dans nos sociétés modernes, cette nécessité première, liée à l'organisme, est globalement satisfaite, mais elle est souvent remplacée par un ensemble de préoccupations : le loyer, les crédits, les vacances, etc. Lorsque l'on connaît le pouvoir de la douleur et de l'anxiété à occuper nos pensées, il devient essentiel de prendre soin de notre corps et de notre mental si nous désirons réellement emprunter le chemin qui mène à la liberté.

Cette polarité nécessité-liberté se manifeste également sur les trois plans de l'être humain : le corps organique, le corps intellectuel et le corps spirituel. Pour le corps organique, la nécessité repose sur l'alimentation physique. Pour le corps intellectuel, c'est la quête de nourritures affectives telles que l'amour et la reconnaissance. Enfin, sur le plan spirituel, la nécessité est celle du sens de toutes choses, cherchant à comprendre notre existence et notre place dans l'univers. Chaque besoin spécifique est indissociable de sa quête de liberté. Par ailleurs, toutes les décisions et actions impliquent une seconde polarité : celle du choix entre vice et vertu. Ce choix se manifeste, même lorsque nous pensons ne pas avoir de véritable option. Il est donc crucial de garder à l'esprit que la force et la prudence — les deux premières vertus — doivent être équilibrées pour éviter qu'une vertu isolée ne se transforme en vice. Par exemple, une prudence excessive peut engendrer la peur, tandis qu'une force sans prudence peut sombrer dans la violence. En alliant ces éléments, nous pourrons affronter nos peurs et prendre des décisions éclairées, nous permettant ainsi de naviguer sereinement sur le chemin de la liberté.

Les vices et vertus, un choix non arbitraire

Par ailleurs, toutes les décisions et actions impliquent une seconde polarité : celle du choix entre vice et vertu. Ce choix se manifeste, même lorsque nous pensons ne pas avoir de véritable option. Il est donc crucial de garder à l'esprit que la force et la prudence — les deux premières vertus — doivent être équilibrées pour éviter qu'une vertu isolée ne se transforme en vice. Par exemple, une prudence excessive peut engendrer la peur, tandis qu'une force sans prudence peut sombrer dans la violence. En alliant ces éléments, nous pourrons affronter nos peurs et prendre des décisions éclairées, nous permettant ainsi de progresser sereinement sur le chemin de la liberté.

Nos choix entre vice et vertu ne se forment pas dans le vide ; ils sont souvent façonnés par notre éducation et notre environnement, qui influencent nos premières pensées. Toutefois, il est essentiel de reconnaître que même au sein d'une même famille, avec la même éducation et le même environnement, les enfants ne seront pas identiques. Chacun exerce sa propre libre volonté (libre arbitre) et interprète les valeurs et les leçons à sa manière. L'éducation et l'environnement favorisent la clarté du choix, sans toutefois imposer les mêmes choix. Cela souligne l'importance de la singularité de chaque individu dans le processus de prise de décision.

Bien que l'éducation et l'environnement jouent un rôle significatif dans la formation de nos choix, il est impératif de reconnaître que tout ne s'explique pas par la raison. Certains phénomènes échappent totalement à la logique terrestre et enrichissent notre expérience humaine. Cela nous rappelle que notre libre arbitre et notre capacité à prendre des décisions ne se limitent pas seulement à des facteurs rationnels, mais aussi à des intuitions, des émotions et des expériences qui transcendent ce que nous pouvons comprendre.

Réel et réalité

Le réel et la réalité font partie du principe de genre, donc, un masculin et un féminin. La réalité est une construction mentale par le contenu de nos pensées, elle visualise le monde extérieur selon ses idéaux. Penser, réfléchir, est une activité mentale du monde abstrait qui se déroule dans nos boîtes crâniennes, à l'abri des intrusions extérieures, du moins le croit-on. Les pensées sont vibratoires, elles s'immiscent dans notre mental que l'on soit conscient ou non, sans demander notre autorisation. Les pensées ne sont pas à nous, elles nous traversent, qu'elles proviennent du monde tangible extérieur (éducation, relations, presse, etc.) ou du Logos du monde invisible. C'est notre niveau de conscience qui les capte et leur attribue une valeur. Lorsque les pensées s'assemblent, nous les transmettons au monde extérieur (famille, travail, relations, etc.) qui les approuvera ou les rejettera selon qu'elles correspondent aux croyances dominantes ou non.
Le réel, quant à lui, est un conteneur ; toute l'existence s'y trouve à l'intérieur, du visible à l'invisible, le vrai comme le faux, le bien comme le mal, les superstitions, les scénarios délirants comme les authentiques, les fantasmes, etc. C'est une immense bibliothèque où tous les imaginaires, lectures, visions sont présentes, que l'on soit d'accord ou pas...

Le vrai et le faux

Le vrai et le faux sont des repères qui nous indiquent ou nous informent si le chemin sur lequel nous nous trouvons est bien conforme à celui que nous avons choisi. Tout comme dans une pensée, un énoncé ou une action, ces deux filtres sont appliqués. Le vrai renforce le choix, alors que le faux distille le doute et remet en question ce même choix.

Une erreur très importante est souvent commise dans nos raisonnements : nous assimilons le vrai à la vérité, ce qui relève de l'ignorance. La vérité est un absolu, donc immuable, puisqu'elle se doit d'être la même en tout temps, en tout lieu et pour tous. Elle ne contient que des valeurs universelles, répondant de la même façon à tout le monde ; elle est de l'ordre de la pluralité. Alors que le vrai est du domaine du singulier, c'est ce qui constitue les choix et le chemin personnel. Cependant, pour qu'un vrai le soit, il doit être un panneau indicateur sur le chemin même de la vérité. Par exemple, j'aime le chocolat, cela est on ne peut plus vrai, mais ce n'est pas le cas de mon voisin. En résumé, le vrai dans cet exemple ne constitue nullement une universalité ; par contre, le besoin de se nourrir est d'ordre universel.

La perception humaine

Émotion : une énergie neutre :
L'émotion est une énergie qui nous anime et nous met en mouvement ; elle est totalement neutre. C'est un moteur intérieur, amoral par nature. Ce sont nos pensées, qu'elles soient conscientes ou non, qui donnent un sens moral à cette émotion, lui attribuant une coloration selon le plan ou le niveau de conscience de l'individu. L'importance de ces colorations ne saurait être sous-estimée : elles peuvent nous inspirer et nous motiver, mais elles ont aussi le potentiel de nous enfermer. Sur le plan sensoriel, l'émotion peut être perçue comme de la sensualité ; sur le plan intellectuel, elle se manifeste par la sentimentalité ; et sur le plan spirituel, elle est liée à la sensibilité.
Pour diriger concrètement nos émotions, il est essentiel de sélectionner nos pensées afin de changer notre vibration. Cette compréhension de l'émotion nous aide à progresser dans notre quête de liberté. En reconnaissant que les émotions sont des énergies que nous pouvons canaliser et diriger, nous prenons conscience que leur redirection dépend de notre volonté et de notre persévérance. Ainsi, nous pouvons transformer notre expérience émotionnelle en un outil puissant d'évolution personnelle, choisissant de nous libérer des entraves qu'elles pourraient imposer.

L'Âme libre

La dimension que l'on prête à l'Âme est, dans les faits, la manifestation de la conscience incarnée dans un corps physique. L'Âme, en tant que telle, représente l'énergie qui anime notre existence et guide notre parcours sur Terre. La conscience a pour mission d'évoluer à travers les expériences, les leçons et les défis que la vie nous propose. Chaque incarnation est une occasion pour cette conscience d'apprendre et de croître, permettant de se développer et de se libérer des entraves qui l'empêchent d'atteindre son plein potentiel.
La purification de la conscience, au fond, signifie la libération de la conscience de l'ignorance. C'est à travers ce processus que la conscience cherche à transcender les illusions et à se rapprocher de la vérité, permettant ainsi d'atteindre l'amour et la sagesse. En affinant notre conscience, nous participons activement à notre propre évolution, gagnant en lucidité et en compréhension.

L'Esprit est à la fois une manifestation de la conscience acquise et de l'intuition qui représente l'étincelle divine qui nous connecte à l'Esprit de notre monde terrestre ainsi qu'à l'Esprit de l'univers.

Le salut religieux renvoie à l'idée de libération. Il s'agit de libérer notre conscience de l'ignorance et de la souffrance qui en découle. Ce processus est une partie importante de notre cheminement spirituel, où nous cherchons à comprendre et à évoluer.

Conclusion

En somme, la liberté est un concept multidimensionnel qui transcende la simple absence de contraintes. Elle se manifeste dans notre capacité à penser, à exprimer nos opinions et à agir selon notre propre volonté, tout en faisant face aux défis par le sens de la responsabilité. La liberté représente également une destination, où son véritable chemin est balisé par des indicateurs qui se réfèrent uniquement à l'universalité. Notre éducation et notre environnement jouent un rôle prépondérant dans la formation de nos choix, mais il est vital de reconnaître que chaque individu possède un libre arbitre qui lui est propre. Cela signifie que même au sein de contextes similaires, chacun peut développer des opinions et des valeurs différentes. En intégrant la perspective de la pluralité et en tenant compte des phénomènes qui échappent à la logique, nous pouvons véritablement comprendre et apprécier la richesse de la liberté. Finalement, aspirer à une liberté éclairée nous permet non seulement d'évoluer en tant qu'individus, mais aussi d'interagir avec le monde de manière responsable et significative.