L'Incontournable Vérité :
L'affirmation, "tout est vrai", ontologiquement parlant est plus logique que celle qui énonce que "tout est faux", car si cela se confirme que tout est faux, alors c'est que c'est vrai...
L'affirmation, "tout est vrai", ontologiquement parlant est plus logique que celle qui énonce que "tout est faux", car si cela se confirme que tout est faux, alors c'est que c'est vrai...
Médecin : du latin medicus (« médecin », « apte à guérir », « qui soigne, guérit »). Le médecin est un professionnel de santé titulaire d'un diplôme de docteur en médecine. Selon sa spécialisation, il soigne les maladies et les blessures de l'être humain.
Avant d'aborder le médecin dans le langage de l'Âme, il est intéressant de revenir brièvement à l'origine de la médecine occidentale. Avec Hippocrate, médecine, philosophie et connaissance de l'homme entretiennent encore des liens étroits. Le médecin ne se préoccupe pas uniquement de la maladie : il cherche aussi à comprendre la nature de celui qu'il doit soigner.
Cette approche soulève alors une question essentielle : avant de savoir comment soigner, ne faut-il pas d'abord chercher à comprendre qui l'on soigne ?
Car si le symptôme se manifeste dans le corps, son origine n'est pas nécessairement corporelle. L'être humain ne se réduit pas à son organisme : il est aussi affect, intellect et Esprit. Dès lors, le soin peut-il être véritablement adapté si l'on ne considère que la dimension dans laquelle le symptôme se manifeste ?
Cette question conduit à distinguer le savoir de la connaissance. Le savoir peut être transmis, enseigné et maîtrisé. La connaissance, quant à elle, suppose que le savoir soit éprouvé et transformé par l'expérience. Ainsi, un praticien peut parfaitement maîtriser ce à quoi il s'exerce sans nécessairement en comprendre le pourquoi.
Le savoir est transmis.
L'expérience transforme le savoir en connaissance.
L'intelligence relie et unifie.
La conscience en détermine le sens et la valeur.
Cette distinction ne constitue pas un jugement sur le praticien. Elle permet simplement de considérer que la maîtrise d'un savoir ne signifie pas nécessairement la connaissance de ce qui le fonde. L'intelligence peut être employée avec la même efficacité au service de la vertu comme du vice ; c'est la conscience qui permet d'en discerner le sens et la valeur.
Le médecin peut ainsi être conduit, par son expérience et par sa propre conscience, à élargir progressivement son regard sur le soin. Non pas en renonçant au savoir médical, mais en s'interrogeant sur ce qu'il lui permet réellement de reconnaître et sur ce qui peut lui échapper.
C'est à partir de cette réflexion que le langage de l'Âme nous invite à entendre autrement le mot « médecin » : « met-de-saint ».
Dans cette lecture analogique, le « met » évoque ce qui nourrit, tandis que le « saint » renvoie, sur le plan céleste, à ce qui est pur, innocent et de nature spirituelle.
Un met est une préparation élaborée avec soin, à partir d'ingrédients sélectionnés pour leurs qualités. Il évoque donc une nourriture appropriée, capable de contribuer à l'entretien, au développement ou à la restauration de l'être.
Mais se nourrir ne se limite pas à manger. Chaque dimension de l'être possède sa propre nourriture. Le corps se nourrit de matière ; l'affect se nourrit de présence, d'affection, de reconnaissance et de relation ; l'intellect se nourrit d'informations, d'enseignements et de savoirs ; l'Esprit, quant à lui, peut être nourri par ce qui ouvre à la conscience intérieure.
Ainsi, le « met » ne désigne pas uniquement un aliment matériel : il représente analogiquement ce qui convient à la croissance et à l'entretien d'une dimension de l'être.
Sur le plan organique, le médecin généraliste constitue le premier recours. Sa fonction consiste principalement à identifier et à traiter ce qui relève de son champ de compétence. Lorsque le problème dépasse ce champ, il oriente son patient vers un spécialiste.
Mais cette orientation suppose elle-même une capacité de reconnaissance : encore faut-il identifier la nature réelle du trouble et savoir vers quel domaine de compétence il convient de se tourner.
Car le lieu où le symptôme se manifeste n'est pas nécessairement le lieu où se trouve son origine. Un désordre affectif, par exemple, peut se manifester dans l'organique. Ce qui apparaît dans le corps peut donc avoir une origine qui ne relève pas exclusivement du corps.
L'affect constitue à cet égard une nourriture d'un autre ordre : il est abstrait et non organique, mais ses effets peuvent néanmoins atteindre profondément l'organisme. La qualité de ce qui est reçu affectivement participe ainsi au développement de l'être.
La mère constitue, pour l'enfant, la première source de nourriture. Cette nourriture est d'abord organique, par le lait, mais elle est également affective, par la présence, le contact, la sécurité et la relation.
Or chacun ne peut transmettre que ce qu'il est capable de reconnaître et de donner. La qualité de cette transmission dépend donc également du degré de conscience de celui qui transmet.
Il ne s'agit pas ici d'établir une relation simpliste de cause à effet entre la conscience de la mère et les troubles de l'enfant. Il s'agit plutôt de considérer qu'il peut exister une inadéquation entre ce dont un être a besoin pour se développer et ce qui lui est effectivement transmis.
Lorsque ce qui est reçu ne correspond pas à ce que l'être cherche intérieurement à développer, l'expérience peut alors devenir nécessaire. L'être apprend par ce qu'il vit, par les épreuves qu'il rencontre et par les conséquences de ses propres choix.
Cette question conduit naturellement à distinguer le savoir de la connaissance.
Le savoir est ce qui peut être transmis, enseigné et mémorisé. Il peut provenir de l'éducation, du sociétal, de la culture, du culte ou de toute autre forme de transmission.
Une pensée, elle, peut être considérée comme une énergie en voie de manifestation. Elle ne nous appartient pas nécessairement dans son origine : elle peut être issue de tout ce qui nous a été transmis. Mais l'individu dispose de son libre arbitre et peut choisir de la consommer telle quelle, de l'interroger ou de rechercher par lui-même ce qu'elle contient réellement.
C'est ici que la connaissance se distingue du savoir : le savoir peut être reçu ; la connaissance doit être expérimentée. Ce qui était simplement appris peut devenir connaissance lorsqu'il est éprouvé, vécu et intérieurement reconnu.
L'intelligence intervient alors pour mettre en relation ces différentes sources. Elle analyse, compare, relie, organise et unifie ce qui lui est accessible.
Mais il est essentiel de ne pas lui attribuer une valeur morale qu'elle ne possède pas par elle-même. L'intelligence peut opérer avec la même efficacité dans le vice comme dans la vertu. Elle est un instrument ; elle ne détermine ni le sens ni la valeur de ce qu'elle met en œuvre.
Seule la conscience peut en départager le sens et la valeur.
Ainsi :
Le savoir fournit les éléments.
La connaissance naît de l'expérience.
L'intelligence relie et unifie.
La conscience en détermine le sens et la valeur.
C'est ici que l'Esprit entre en jeu.
Il convient de distinguer précisément l'Âme de l'Esprit. L'Âme, dans son sens global, est constituée des trois dimensions de l'être : le corps, l'intellect et l'Esprit. L'Esprit n'est donc pas l'Âme tout entière ; il en constitue la dimension spirituelle.
La voie spirituelle est ainsi la vie de l'Esprit. Elle ouvre une autre voie de connaissance, qui ne repose pas uniquement sur le savoir transmis ou sur l'analyse intellectuelle. L'intuition, la foi et la méditation participent de cette voie.
Il ne s'agit pas pour autant de confondre le spirituel avec le religieux.
Le religieux peut transmettre des croyances, des textes, des rites, des symboles et un savoir relatif au spirituel. Le spirituel, lui, relève de la vie intérieure et de l'expérience de l'Esprit. Les deux peuvent sembler se nourrir d'une même source, mais ils ne désignent pas la même réalité.
Le religieux peut donc transmettre un savoir sur le spirituel ; le spirituel ouvre à une connaissance qui demande à être vécue.
C'est à ce niveau qu'intervient le « saint ».
Sur le plan terrestre, le son entendu dans « médecin » évoque le sein, source de nourriture organique et affective pour l'enfant nouvellement incarné. Sur le plan céleste, le saint évoque l'être dans sa pureté, son innocence et son absence de vice.
Dans le langage de l'Âme, le saint représente ainsi analogiquement une source céleste de nourriture spirituelle.
Cette source ne s'impose cependant pas au sujet terrestre. Sa réception demeure liée au libre arbitre. L'individu peut s'y rendre réceptif ou s'en détourner.
Le « saint » constitue alors une nourriture d'un ordre différent : il ne nourrit pas le corps par la matière et ne nourrit pas l'intellect par le savoir transmis ; il nourrit l'Esprit par ce qui peut être reçu intérieurement et conduire à une connaissance spirituelle.
Encore faut-il conserver l'innocence qui permet cette réception. Dans cette lecture, l'innocence ne désigne pas seulement l'absence de faute au sens moral ou religieux ; elle représente également une pureté de réception, une ouverture qui n'est pas encore corrompue par le vice.
Lorsque le vice prend le dessus, cette capacité de réception peut se trouver altérée : ce qui devait nourrir l'Esprit peut alors être détourné par l'intellect, le désir ou la volonté individuelle.
Le lien entre le « met » et le « saint » apparaît alors dans leur fonction commune : nourrir.
Le « met » représente ce qui nourrit l'être sur le plan terrestre ; le « saint » représente ce qui peut le nourrir sur le plan céleste.
Entre ces deux dimensions se trouvent le corps, l'intellect et l'Esprit, qui constituent ensemble l'Âme. Le corps reçoit une nourriture organique ; l'affect reçoit une nourriture relationnelle ; l'intellect reçoit le savoir ; l'expérience transforme ce savoir en connaissance ; l'Esprit reçoit, par l'intuition, la foi et la méditation, une nourriture d'un autre ordre.
L'intelligence peut alors unifier les différentes sources de ce qui est reçu, mais la conscience demeure celle qui en révèle le sens et en détermine la valeur.
Ainsi, le médecin ne devrait pas être envisagé uniquement comme celui qui possède un savoir permettant de traiter une maladie. Dans une lecture plus vaste, il est celui qui cherche à reconnaître ce qui doit être nourri, restauré ou rééquilibré dans l'être.
Mais là encore apparaît une limite fondamentale : on ne peut soigner que ce que l'on est capable de reconnaître. Le médecin, comme tout être humain, ne transmet et n'utilise que ce qu'il a reçu, appris, expérimenté et intégré. Ce qui dépasse son champ de reconnaissance peut donc lui demeurer invisible.
Le véritable « médecin » serait alors, analogiquement, celui qui ne se contente pas du savoir, mais qui cherche la connaissance ; qui ne confond pas le symptôme avec son origine ; qui reconnaît les différentes nourritures nécessaires aux différentes dimensions de l'être ; et qui comprend que l'intelligence, aussi développée soit-elle, ne suffit pas à déterminer le sens et la valeur de ce qu'elle met en œuvre.
Le jeu analogique « met-sage » prend alors tout son sens : non pas celui qui « sait » simplement, mais celui qui, par la connaissance et la conscience, est capable de discerner ce qui convient à nourrir l'être.
Le médecin devient ainsi, dans le langage de l'Âme, celui qui cherche non seulement ce qui soigne, mais ce qui nourrit véritablement.