Pour les adeptes de la raison pure, au-delà de cette limite, vos pensées ne sont plus valables...

- Sans vertu aucune action, si vouable et admirable puisse t'elle paraître, ne peut être juste, car, la justice elle-même est du ressort de la vertu -

Sagesse

L'étendus de paysage

La sagesse ou l'alignement vertueux de la pensée

La sagesse, est-elle une :
- Religion
- Philosophie
- Science
- Croyance
ou est-ce, tout cela à la fois ?
Certes, il faut un peu de chacune de ces disciplines, pour accéder à la sagesse, mais cela s'avèrera insuffisant.
L'ensemble de ces courants ne peut que constituer un savoir. Le savoir n'est que théorique, il ne forme que des érudits, mais pas de sages.
L'élément indispensable à la sagesse, c'est la conscience de soi et du réel dans lequel elle évolue. La connaissance s'acquiert uniquement par le vécu, donc ce qui éprouvé, c'est l'accumulation de l'expérience.
La sagesse, c’est l’intelligence en action. Mais l’intelligence n’est pas une vertu, car il y a de l’intelligence dans le Bien comme dans le Mal, parfois davantage dans le Mal que dans le Bien, il faut par exemple beaucoup d’intelligence pour concevoir des technologies hypersophistiquées, comme les armes de destructions ciblées ou massives.
L’intelligence sans sagesse, est le Mal, elle provoque le désordre, le chaos et inharmonie, elle est hétérogène, discriminante, intolérante, destructrice et involutive.
L’intelligence est sagesse, lorsque son action s'exerce avec les vertus qui s’opposent aux vices.
La sagesse est un concept utilisé pour qualifier le comportement d’un individu, conforme aux vertus. Elle allie la conscience de soi et des autres, la tempérance, la prudence, la sincérité, le discernement et la justice, s’appuyant sur un savoir raisonné.
Dans le domaine de la philosophie, la sagesse représente un idéal de vie vers lequel tendent les philosophes, « amoureux de la sagesse », qui « pensent leur vie et vivent leur pensée ».
Les philosophes grecs différenciaient la sagesse théorique (sophia) de la sagesse pratique (phronèsis) : la vraie sagesse serait la conjonction des deux. En somme, la sagesse est un mode de pensée et de conduite qui vise à une juste connaissance des choses et un juste rapport au monde.

L'ignorance et la souffrance sont le principal obstacle à la sagesse

Les causes de la souffrance sont multiples, elle se résume pour l'essentiel à l'ignorance et l'inexpérience. Fuir et se protéger de la peur (excès de prudence) qu'éprouve notre intellect par l'ignorance des vertus, en élaborant des stratagèmes de fuite tels que le contrôle :
- Sur tout ce qui se manifeste dans nos vies et plus largement dans notre champ visuel.
- L'angoisse générée par la crainte et les nombreux fétichismes en guise d'espoirs pour contrer les illusions qui les accompagnent.
- Le deuil qui est la perte d'un être que l'on aime, mais également de toutes situations. Un travail, une relation même légère, la fin des vacances, d'un moment agréable. Mais aussi des objets, une voiture, une maison, un téléphone, bref c'est l'ensemble de ce qui constitue le cadre de nos vies.
Toute cette liste se résume à l'attachement que l'on leur accorde, plus on s'attache et plus la souffrance est forte, ce sont ces instants qui nous font si mal que l'on qualifie de deuil.
En résumé, la vie est parsemée de souffrance. Par la peur de la mort, nous désirons contrôler les évènements et leurs situations.
De notre impuissance à la contrer, nous avons créé des stratagèmes que l'on appelle : espoir, Et là se situe le comble de notre ignorance, nous avons rejeté la foi et gardé l'espoir. Or, l'espoir est issu de la foi inébranlable en un ordre souverain qui nous dépasse.
Cet espoir, dénué de son énergie qu'est la foi, relève de la superstition et du fétichisme. Donc une illusion qui se transforme en angoisse de ne pas y parvenir et nous subissons. Cette même mort que nous cherchions tant à fuir, connue sous le doux nom de "petite mort", nous éprouvons et expérimentons son deuil...
Ce qui s'avère être au final, qu'un passage d'un état à un autre que nous désignons par évolution ou ouverture d'esprit.
Face à tant de douleurs, notre foi par le biais de l'amour, nous sauve du désespoir, sa douceur efface peu à peu nos douleurs et redonne à la joie sa fraîcheur d'avoir sur-vécu... Pour mieux recommencer.

La sagesse est l'excellence de l'expérience.

La sagesse est le résultat ou le fruit de la curiosité par l'expérience, du vécu, c'est la recherche du bon chemin, du sens universel, de la vérité, de l'absolu.
Les chemins sont à la croiser entre : la philosophie, science, religion, la discipline et spiritualité, etc.
Avoir la sagesse, c'est avoir la connaissance essentielle sur soi, de l'Homme, de la vie et sur le pouvoir créateur.
C'est, également mettre en pratique une connaissance, vivre pleinement et transmettre par l'exemplarité.
L'Homme doit évoluer et progresser pour acquérir une sagesse, se rapprocher de lui-même.
Le sage est un être centré, aligner sur le mouvement de la création. Il vit pleinement sa vie, il est serein, puissant, détaché de tout, il est libre, vie d'un amour qui donne.
Ainsi, l'Homme doit vivre sa propre expérience de la vie pour devenir un sage pour pouvoir se rapprocher et connaitre le mystère de la vie créatrice.
La création semble vouloir de l'Homme, qu'il progresse et s'élève avec elle.
Accomplir ce progrès est essentiel, sa vertu ?
C'est : « Prendre les choses comme elles sont et les employer comme les circonstances le permettent, c'est la sagesse pratique de la vie ».

Pour acquérir la sagesse, l'homme se doit de :

Vivre sa vie, crée son propre chemin, fuir les idées toutes faites, le savoir et les nombreuses croyances, qui berce le quotidien de la société, vaincre sa peur par le courage et la prudence, persévérer avec fidélité de son but et se fier à sa sensibilité, qu'est la foi.
- Cesser tout jugement sur la vie et les situations qu'il vit.
- Être en harmonie avec lui-même et son environnement, par la connaissance de soi et des autres.
- Frugalité matérielle, se contenter joyeusement du nécessaire et rejetter tout le superflu, le frivole, le futile, l'inutile... prendre, uniquement ce qui lui est essentiel et dépasser les apparences et les illusions.
- Exister sans être encombrant. Vivre sans gêner. Disposer de l'espace vital et spirituel suffisant pour s'y déployer, mais sans envahir la Vie et l'Esprit qui nous entourent.
- Ne pas prendre trop de place. Mais aussi ne pas occuper assez de place.
L'espace qui nous entoure n'est pas que l'espace matériel des corps et de la géométrie. L'espace de la vie est aussi l'espace émotionnel des cœurs, intellectuel des pensées et spirituel des âmes.
Nous vivons dans un monde surencombré de matérialité et d'émotivité (primaire et reptilienne comme dans ces "espaces" nouveaux que sont les réseaux sociaux). Il est temps, au quotidien, de pratiquer une salubre frugalité.
Frugalité émotionnelle qui oriente la sensibilité vers le sublime et délaisse radicalement les sensibleries, les sentimentalismes, les compassions, les pitiés, les pleurnicheries, … que l'on croit, à tort, être l'apanage d'un "belle humanité".
Atteindre la sagesse est une voie âpre et difficile, peu d'hommes peut revendiquer d'avoir atteint cet état d'être.
Mais avant toute chose, il faut vivre, vivre une vie quelque qu'en soient les difficultés et les souffrances qui jonchent son tracé, c'est uniquement au bout de ce chemin que l'on atteint la sagesse.
Dans les populations humaines, seule deux catégories d'individus semblent tirer leurs épingles du jeu de la souffrance: le simple d'esprit autrement dit le benêt et le sage.
Le premier ne sait rien et ne prétend à rien et désir peu de choses, il veut simplement vivre et le second, parce qu'il a toujours cherché et acquit une grande connaissance, qu'il a fini par comprendre qu'il ne sait rien. Il est ignorant de sa propre sagesse... C'est toute la splendeur de l'humilité.