Automne

L'automne :

Saison de transition entre l'été et l'hiver, le changement de climat qui l'accompagne est progressif.
Des températures estivales sensiblement en baisse dans la plupart des cas, cette période que l'on l'appelle l'été indien, ou la douceur décline peu à peu, la pluie fait son apparition, avec parfois de la neige vers la fin de la saison.

Des couleurs automnales somptueuses
L'automne, la saison ou les feuilles anciennes doivent tomber pour laisser place à de nouvelles ! En est-il pareil pour l'homme de ses idées...

L'automne se distingue surtout par sa luminosité qui décline chaque jour jusqu'à atteindre l'équinoxe entre le 21 et le 24 décembre, qui est la journée la plus courte de l'année, bien sûr ces données ne sont valables que pour l'hémisphère nord.

Il n'y a rien de nouveau là-dedans ?

En effet, si ce n'était que pour définir les saisons, Wikipédia et autre support, le font bien mieux et avec plus d'informations.
Le mouvement rotatif de la terre qui régit les saisons et à l'automne, l'inclinaison de notre planète fait diminuer la luminosité du soleil, les journées de plus en plus courtes. Dans ce processus de déclin, nous ressentons au fur et à mesure de cette baisse, comme un poids, une chape sur nos épaules.

Un moral en berne

Les conséquences directes sur notre perception en sont affectées, chaque jour qui avance, augmente le poids et accentue un mal-être, dont en général nous ne prenons pas conscience, de par son introduction progressive.
Dans la société, on peut l'observer sans difficulté, chaque personne subit cette affectation et à des degrés divers bien sûr, si l'on est conscient de ce phénomène ou pas.
Les symptômes sont semblables à ceux d'une dépression, nos états d'humeur sont perturbés, généralement, c'est le matin ou c'est le plus conséquent, la grisaille du ciel rend l'atmosphère sombre et nous semble lourd, la fraîcheur des températures, souvent accompagné de pluie, déclenche en nous une humeur en rien de bien réjouissante.

Est ce la faute à la pluie ?

Non, la dépression atmosphérique, n'est qu'un élément déclencheur, c'est plutôt un processus de transformation qui suit le cours de notre évolution. Le cycle saisonnier est naturel, le printemps, c'est la naissance ou renaissance et celui de l'automne, c'est le déclin ou la mort.
Par mort, il est bien entendu que cela signifie la fin, non au sens physique, quoique !? Vu que notre état d'avancement dans le temps au sens de durée qui est calqué sur les saisons ne l'oublions pas, nous fait quitter un cycle pour rentrer dans un autre et à ce titre, l'automne, c'est la saison du deuil...

Notre venue au monde a été douloureuse.

L'âme venue s'incarner dans un corps étriqué pour elle et dont la dimension est d'ordre infinie ou absolu. Il a fallu qu'elle s'intègre dans cet élément qu'est le corps qui, lui est fini.
C'est comme si, nous essayons de faire entrer une ville dans une boite d'allumettes et ceci est un exemple très réducteur et loin de refléter le processus. Pour notre sens mental, cela est tout simplement impossible à réaliser, il lui est déjà difficile, ne serait ce que de l'imaginer...
C'est ce que la création a fait avec l'âme, c'est la parabole du génie dans la lampe d'Aladin...
Une entité infiniment créatrice, dans un espace ultra confiné.

Quel est le rapport avec l'automne ?

Le mal-être qui s'abat sur nos épaules, c'est ces instants ou l'âme, après s'être diluée en partie, dans l'espace durant sa sortie au printemps et l'été, doit de nouveau retourner dans l'organisme.
Comme le génie d'Aladin, ou il perçoit qu'une partie de son être sorti de la lampe, pour exécuter les vœux, doit y retourner.
L'infini dans le fini est un tour de magie, dont la création a le secret.
Lors de notre naissance, le même phénomène s'est produit.
Ce passage de l'infini au fini a été pénible pour l'âme, un nouveau venu au monde, passe ces premiers mois à dormir, c'est une étape ou l'âme est en transition et pour se faire, elle a un besoin d'adaptation, durant le sommeil une partie d'elle s'évade de ce lieu qui est beaucoup trop exigu pour elle.
Par observation, le temps d'adaptation pour l'âme se poursuit tout le long de notre vie, le sommeil, bien que variable d'un individu à un autre, d'un âge à un autre, occupe toujours une majeure partie de notre temps.

L'hibernation

Autre fois, l'homme était contraint de cesser ou diminuer son activité extérieure au fur et à mesure que l'automne avançait. Il se réfugiait dans son habitat du moment, grotte, cabane, maison, etc. Cette action était purement mécanique, elle était subie par l'homme, le climat lui indiquait la démarche à suivre. C'est le temps de la réflexion et non plus celui de l'action.

Noël et l'automne

Cette fête à pour origine, précisément la saison de l'automne.
En raison de la dépression que l'homme subissait, de par son observation, il a constaté que les journées cessaient de diminuer entre le 21 et le 24 décembre, c'est ce que l'on appelle l'équinoxe d'hiver, et surtout il observa que les journées commençaient sensiblement leur allongement à partir du 25 décembre.
C'est à cet instant que les hommes décidèrent d'organiser une fête au Dieu soleil.
Ce rite devenu fête, a depuis été reprise dans toutes les cultures humaines, sous des aspects, rituels et explications différentes, mais le fond est identique.
Il en est de même pour la nouvelle année, qui étrangement est fêtée une semaine plus tard, avec cette fois, manifester ou exprimer de nouveau nos désirs, corriger ce qui n'a pas fonctionné... Une période propice aux vœux, qui symbolise le renouveau de l'homme.

Résumé

De nos jours, en ces temps plus modernes, ou nous savons stocker, organiser, chauffer et surtout, nous couvrir pour ne pas avoir à subir les humeurs du climat extérieur, cela, nous ne protège pas pour autant de ce mécanisme, qui est toujours en cours.
Le principe n'a pas disparu, il est toujours présent, il nous contraint à nous remettre en question, sur nos modes de vie, sur nos choix, nos comportements, etc, bref on fête plus que jamais Nôel et le nouvel An.
Bien que, matériellement, ce n'est plus indispensable, puisque le progrès est là, mais insuffisant au regard de la mission qu'est la nôtre.
Nous avons éliminé ou remplacé le cycle de l'hibernation par l'action et majoritairement, par le travail en permanence, mais cela semble être contre- productif, puisque nous subissons encore cette remise en question ou mal-être.
Insuffisante à l'épanouissement de nos êtres, la remise en question de ce que nous devons faire et surtout le pour quoi, est toujours d'actualité et nous devons nous redéfinir dans la profondeur de nos êtres, pour trouver nos chemins.
Sur un plan spirituel, nous sommes toujours à la recherche de quelque chose et il nous appartient à chaque automne, qui nous impose un recentrage sur nous, de réfléchir sur ce que nous avons aimé, accompli, ce qui a fonctionné ou pas.
Peut-être serait-il judicieux pour commencer, de diminuer et de cesser l'agitation qui nous anime durant cette saison, afin de voir plus clair en nous et que le printemps venu, nous puissions nous réaliser en ce sens, n'est-ce pas le principe de nos vœux...