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L'émotion

Aquarelle, visage féminin comme symbole de sensibilité et d'émotion

Définition :

En LANGUE, le terme ÉMOTION est récent dans l'histoire, il est apparu qu'au XIIIe siècle dans la langue française et par la suite chez les Anglo-saxons.
C'est en latin que l'on retrouve ses racines, parmi les plus proches : movere, et emovere, qui en français donnera le verbe mouvoir, et émouvoir , il y a également motio, qui signifiait : mouvement, par la suite donnera motion, donc bouger. Au début du XVIe siècle le mot « esmotion » apparait et se retrouvera par la suite sans S en orthographe.
Une autre définition plus politique et moins ancienne (XVIIIe siècle), a contribué à lui donner un sens plus actuel : c'est un mouvement lié à une agitation d’un corps collectif, d’une masse vivante, pouvant dégénérer en troubles (émeutes).
En science, Émotion ou É-motion, le préfixe É en physique et le symbole de l'énergie et motion son mouvement.
Avant d'essayer d'apporter une explication sur l'interaction de l'émotion dans notre quotidien, il semble important de comprendre son origine.
Ce qui est une certitude, c'est le caractère intrinsèque ou viscéral, en d'autres termes, elle est un héritage génétique, qu'importe le terme utilisé, l'essentiel et de bien comprendre que c'est une énergie que l'on ne peut pas éliminer, plus on essaye de l'éradiquer, plus elle se développe.
Dans ce monde relatif, ou chaque élément possède un contraire, l'émotion elle, n'en possède pas.
L'émotion, est avant tout une fonction viscérale, son vrai nom est DÉSIR et le non-désir.
Elle se manifeste sous forme d'énergie, qui nous anime, nous meut et s'exprime à travers le langage corporel, de deux manières suivantes, soit de façon :

Thermique, c'est la chaleur :

soit de façon :

dynamique, c'est le mouvement :

En tant qu'énergie, l'émotion (désir) échappe à l'ordre moral, elle est et c'est tout.
Soit ce que vous en faites, fonctionne ou pas ! C'est la conséquence de ce que vous en faites qui relèvent de la moralité.
L'énergie émotionnelle ne fait que nous, mettre en mouvement; la direction (morale) nous appartient.
Le désir n'est pas réprimable, seule la manière ou la méthode d'obtention de l'objet désiré, peut l'être.

L'émotion et les sentiments

Avant de revenir sur toutes les différentes expressions de l'émotion, il apparait, que celles-ci ne sont rien d'autre que des étiquettes pour les identifier et les classer afin de nous y retrouver plus facilement.
Comme dans toute organisation, il y a une matière primaire, il en va ainsi des :

Les sentiments

Il existe deux sortes de sentiments :

Réactions

Lorsque l'émotion se manifeste à nous par un stimulus externe, ce que la société actuelle nomme sous l'étiquette de : STRESS, nous la bloquons comme en ferme un robinet.
Sous la pression de son énergie, nous sommes contraints de lui trouver un canal de sortie, afin qu'elle se dissipe, pour éviter l'implosion.
Comme avec l'eau nous devons irriguer son trajet et l'orienter vers notre désir, qui je le rappelle, c'est manifesté à nous de l'extérieur (le stimulus)...
C'est dans ces moments présents que nous devons être lucides, pour accomplir un choix qui sera soit thermique ou soit dynamique , mais aussi moral ou amoral , car, c'est précisément dans cet instant que le choix de la direction engage notre libre arbitre et la responsabilité qui lui incombe.

Les choix

Devant cette hâte de nous décider, nous avons deux possibilités, selon le choix que l'on aura effectué, on aura pour résultat ceci :

- Le choix thermique : s'exprimera par la chaleur dans nos organismes et plus on attend pour prendre une décision et plus la pression monte et plus elle monte, plus on s'empresse de l'exprimer, pour éviter l'implosion, ou pétage de plomb, disjoncté, grillé, ou encore perdre la boule, nous l'exprimons de façons suivantes et que nous nommons sentiments :

Le choix THERMIQUE, engendre des inflammations dans nos cellules et perturbe leurs, bons fonctionnements !

- Le choix dynamique : va nous contraindre à bouger pour éviter la surcharge énergétique, ce qui provoque une réaction différente des mêmes sentiments :

Le choix DYNAMIQUE, engendre des situations conflictuelles et perturbe nos relations sociales. Ce qui provoquera à nouveau, des sentiments négatifs.

En conclusion : quel que soit le choix, thermique comme dynamique, la peur se nourrit d'elle-même, c'est le fameux serpent qui mord sa queue.

À ce stade du choix par le libre arbitre, dynamique ou thèrmique; la conscience semble limitée dans ses choix, elle est réduite à la plus simplicite des voies. Or, il existe une troisième voie, celle que l'on appele couramment, la voie du milieu :

Le choix du discernement : un conscience possède un curseur qui révèle le niveau par lequel l'individu perçoit les évenements auquel il est confronté, soumit.
Selon, l'expérience de celui-çi, le discernement qui est l'outil par lequel les choix s'opèrent, demande de la discipline ou rigueur vis à vis de soi-même et de la vie qui le contient et le maintiens.
L'évolution dans ce monde terrestre, présente trois niveau d'élévation, en partant du plus lourd et le plus épais à celui du plus léger et de plus subtil.

-Le monde physique, ou corps organique qui n'est qu'une mécanique, certes sophistiqué, mais s'exprime que par instinct de survie, lorsqu'il ressent un stimuli de son estomac par la faim, de son épiderme par le froid et le chaud, etc...
L'instinct est une forme de conscience non présente à elle-même, on parle alors, d'inconscience.
De ce point de vue, les individus ne perçoivent que les effets qui se manifestent dans leur environnement, il pleut tous aux abris, point d'observation de la nature ou du ciel, tout est subit, la vie se présente sous forme de déstin.

-Le monde de l'intellect, est celui prétendument de l'intelligence, l'individu raisonne, déduit, a une lecture des faits moins grossiers, il tisse des liens entre les événements, observe et interagit avec son environnement, l'étudie, le copie, bref, il devient tel un adolescent, indépendant de sa mère nature.
Cependant, sa principale motivation c'est l'émotion, qui est notre sujet, et l'énergie de l'émotion, c'est l'égo. Plus un individu se tient en estime lui-même, plus son égo est élevé et plus son émotion est puissante, et elle est exprimée par un choix thermique ou dynamique.
Parce qu'il est dans la capacité de comprendre les causes qui induisent les effets, les agréables comme les désagréables. celles qui le font tant souffrir, provenant du corps physique : la faim, le froid, la chaleur, etc...et celle du corps intellectuel, qu'est l'émotionnel, il établit ce qu'il aime ce qu'il déteste, ce qui le rend heureux ou malheureux, etc... il se met en colère si les effets lui causent toujours des désagréments, où au contraire, lorsque cela fonctionne, il saute de joie, et fait la fête, etc...
C'est par le manque de maîtrise sur les causes, qui engendre des effets, que l'émotion émerge, tout un paradoxe.
En résumé, ce niveau d'intelligence ou d'intellect, est celui où le monde navigue entre on ne peut rien faire, c'est le destin, où continuer à chercher le contrôle des causes et en devenir le maître et sombrer dans l'orgueil égotique de l'émotion.
Par le sentiment de la force, qui est en tout un chacun, qui est ici mal utilisé, elle se retourne contre son utilisateur.

-Le stade spirituel, est un niveau où la vision du monde englobe les deux premiers en les dépassant, c'est un monde où le mystère est l'unique maître.
Délaissant l'orgueilleuse émotion, l'individu s'est incliné devant ce mystère, et dont il est devenu sa quête.
Il veut connaitre davantage ce qu'il a commencé à comprendre, toutes les leçons que la vie lui a endurées, il entrevoit des principes, auxquels il était familier, mais dont il ne voyait pas la porter par sa vision axée uniquement sur lui et la matière.
Il comprend que les principes régissent de par leurs lois l'univers dans sa globalité, que ces principes ontologiques sont d'ordre moral, qui lorsqu'elle est bien appliquée deviennent de la vertu.
La vertu est le socle d'une pensée juste, d'une parole et d'un acte juste.
la pensée est, ce qui est premier, la parole est seconde et l'action vient en dernier, c'est l'un des principes de la création.
L'essentiel de la vie humaine est basé sur les quatre éléments que sont : le feu, l'eau, l'air et la terre, et si l'homme connaît très bien sa terre, il ignore tout des autres éléments, certes, il sait les recevoir, les utiliser, les reproduire dans certains cas, il connaît leurs mécanismes (les causes), mais en aucun cas, l'origine de leurs créations premières.
Alors, il comprit que derrière chaque création et créature de ce monde, il y a un plan, et le plan n'est que l'expression d'une pensée et par extension, un penseur.
Un corps humain, à son commencement n'était qu'une pensée de deux sujets qui ont songé à avoir un enfant... un spermatozoïde rencontre un ovule, se féconde, naît une cellule que l'on appelle embryon, qui se divise en deux , en quatre et ainsi de suite, jusqu'à obtenir un foetus qui n'est qu'un ensemble que l'on nomme cellules souche, qui deviendront des organes, des systèmes nerveux, respiratoire, digestif, etc... après une période de gestation, un bébé vient au monde sous sa forme merveilleuse d'être vivant, qui sera le fruit de la pensée de ses deux parents.
Tout a commencé par une pensée et la création de déployer un plan d'élaboration magistrale de complexité et de perfection dans sa réalisation.
La quête spirituelle, consiste à essayer de comprendre les pensées du penseur, pour découvrir les principes et les différents niveaux qui régissent la création, percevoir cet univers dans lequel nous sommes, qui est aussi vaste que riche dans son fonctionnement et sa diversité...
À ce stade d'évolution, la pensée est un choix du libre arbitre, que le discernement approuve ou désapprouve et son résultat devient une conscience éclairée et lucide, c'est l'accès à la connaissance, à la paix et à l'amour... qui sont à un autre niveau de nos émotions.

Quel est le fondement de l'émotion ?

L'émotion en tant qu'énergie, comme toute énergie à un + et un - . Ce plus et ce moins ne sont pas exprimés en tant que valeur morale, mais en tant que mécanique ou processus, c'est pour lui permettre, comme dans tous circuits de circuler.

L'émotion étant préte, il lui faudra une sortie pour continuer sa circulation, il subsiste deux voies par lesquels elle peut s'évacuer.
Elles se manifestent sous deux filtres différents, par analogie, c'est le mélangeur d'eau du robinets, il a deux arrivées d'eau, l'une chaude et l'autre froide et selon notre libre arbitre et notre niveau de conscience, nous faisons le choix de la :

L'émotion qui est un courant de grande puissance, parcourt le moindre champ libre ou disponible, s'engouffre dans la moindre faille.
L'émotion de peur comme celle de la foi se développe selon celle que l'on cultive, mental pour la peur et la conscience pour la foi.
La peur si elle est dominante dans de notre univers mental, c'est dû à l'absence d'une vertu que l'on nomme : la force, plus connu sous le terme, de courage;
il est plus aisé de reproduire ce qui se fait dans la société que d'avoir à réfléchir par soi-même; le libre arbitre implique une responsabilité, alors que la peur excuse l'inconscience et tolère l'erreur.
Ce type de comportement est très répandu dans la société, ce qui est pernicieux dans cette injonction, c'est ladite société elle-même qui le génère, la culpabilité étant l'outil des manipulateurs, des marchands de pouvoirs et autres, vendeurs de rêves.
La foi, est une conséquence des quatres vertus cardinales, en cela, elle est elle-même une vertu, c'est le résultat d'une pensée juste et celui d'une conscience assumée, par un discernement, elle est capable de faire la distinction entre ce qui lui est nécessaire et ce qui ne lui est pas, ce qui est bon pour son évolution et ce qui ne l'est pas, etc.
L'énergie donc, s'engouffre par l'un ou les deux filtres, selon nos choix.

Résumé : le désir est une énergie qui s'exprime aussi bien à travers la peur que la foi.
En cela, ils partagent le même point commun, ils sont liés par ce même désir qu'est le maintien de la vie.
celui qui s'exprime à travers la peur est celui de la difficulté d'assumer la vie telle qu'elle est dans ces faits.
Le mental à travers la peur génère de la souffrance, celle du déni en une réalité qui le dépasse et qu'il tente coute que coute de la transformer, d'en faire sienne, de la maitriser, de la commander, de la soumettre, etc.
La foi, est une vertu morale, qui génère de la confiance, la conscience, et peut mener à la paix et à l'amour.
Elle s'obtient par là : patience, donc, un rapport au temps qui serait naturel, différend du temps conventionnel, un temps qu'il faut avoir et éviter de tomber dans le piège de la peur, qu'est le manque (de temps), l'éternité n'est rien d'autre qu'un temps qui se distant, vivre une centaine ou un millier d'années, n'a de sens que si nous sommes utiles à la vie, si nous sommes créatifs, pacifiques, etc...Être égotique, égoïste na rien d'original parmi des milliards d'autres ego.
Le désir par la foi, est synonyme d'acceptation.
La principale difficulté provient de l'homme, qui mentalement s'est approprié un désir qui n'est pas le sien et de cette appropriation née la souffrance.
Le désir n'est pas humain, il est divin, c'est un élément de la nature qui cherche à s'exprimer à travers l'homme, a se matérialiser. Il est le réel qui veut devenir une réalité.
La nature ou le divin, qui cherche à se déployer, fait de la vie, une étincelle, qui deviendra une flamme, qui deviendra un foyer, qu'il faut alimenter, enrichir pour qu'il puisse être constant, durable et émanciper, pour nous maintenir dans sa chaleur.
Chacune de ces créations participe à ce projet, un projet infini, au sens de durée comme de son devenir, c'est-à-dire à construire, de non-fini.
Pour cela, tous les éléments qui la composent, contribuent, participent à son développement, l'homme compris, la peur, est la fonction qui maintient cette vie en permanence.
Le mental égotique dans son ignorance, croit, pense que la vie lui appartient, il refuse la mort, la fin, il veut l'éternité sans même connaître le sens de la vie elle-même.
Alors, il veut développer son propre pouvoir, qu'il expérimente sur tous ces semblables, et s'érige en un modèle dit de liberté...
En construisant la plus grande prison que l'univers connaisse, c'est de cela que certains textes religieux, spirituelle, et toutes les sagesses à travers le monde, quel qu'en soit le courant, ont traduit par l'enfer, dont cette racine donnera le verbe, enfermer, enfermement, bref tout le contraire de ce qui était recherché : la liberté.
Le désir, c'est la recherche de l'accomplissement de soi, le plaisir c'est la résultante joyeuse d'un devoir accompli, celui de ne pas résister au changement, à l'évolution, à la matérialisation divine, au désir.

L'interaction

Aquarelle, visage féminin comme symbole de l'émotion
L'émotion de ces sentiments nous font voir toutes les couleurs !

L'émotion n'est donc constituée que de ces deux valeurs, la peur et la foi qui forment le socle de base.
C'est à la suite de leurs interactions avec le vécu et l'issue de l'expérience, selon le choix que nous aurons effectué que, l'émotion prendra l'étiquette du nom de : sentiment.
Une émotion de peur va générer un sentiment de colère ou de tristesse. Celle d'une joie, d'un rire d'enfant, la beauté d'un paysage, l'arôme d'un café, etc...à pour origine le passage par la foi.
Par expérience, lorsque la peur atteint son paroxysme, à un niveau élevé, étrangement on retrouve la foi, le principe de la dichotomie s'applique dans ce cas.
L'interrelation entre les deux valeurs est forte, il démontre d'une certaine façon, que la foi est, une émotion plus profonde que la peur, de par sa régularité et surtout sa discrétion, personne ne peut vouloir lui couper le robinet, d'une part parce que nous n’avons pas toujours conscience de sa présence et d'autre part elle se révèle très rassurante, elle est génératrice de la confiance.
La foi n'est pas immédiate, elle ne s'impose pas, c'est une sensibilité à laquelle, il faut se connecter et en prendre conscience.
La peur, par son caractère saisissant, est démonstrative et très spectaculaire, est d'ordre matériel, à défaut d'être touchée, elle nous paraît palpable.
La foi est d'ordre invisible, elle est immatérielle, indescriptible dans son entier, on entr'aperçoit sa force que lorsque l'on est devant l'évidence.
La foi est imperceptible dans ce monde réel, c'est pour cette raison que nous la confondons avec la croyance.

La peur génère le doute

La peur est un sentiment qui génère le doute, à chaque fois que nous éprouvons un sentiment lié à la peur,
le doute s'installe en nous et occasionne la diminution de notre foi ou confiance et renforce celui de la peur.

La foi est notre confiance

Au contraire de la peur, notre foi consolide notre confiance dans la vie, le mystère devient un jeu. Ci-contre les sentiments que la foi peut faire émerger en nous :

  • la joie
  • la curiosité
  • l'enthousiasme
  • la morale
  • la beauté
  • L'amour
  • l'harmonie

Conclusion

Pour résumer ces deux antagonismes, l'énergie qui nous met en mouvement, c'est l'émotion, le résultat de son expression par l'expérience devient un ou des sentiments.
La foi est gratifiante, elle crée en nous un véritable élan et embrase la vie de sa lumière en générant de la confiance.
La peur, nous confine et nous maintiens dans une vision obscure et misérable de cette même vie, en diffusant le doute.

Notion du Bien et du Mal

L'émotion est chez l’homme sous forme de deux pôles que nous appelons donc : le positif et le négatif, le yin et le yang...
ce que nous appelons le bien se résume à la présence de la vertu et le mal c'est l'absence de cette même vertu ou ce que l'on appelle les vices.
Comme nous vivons dans un monde de causalité, chaque chose possède cette polarité de positif et négative, de plus et de moins, à commencer par le socle même de la matière, à savoir : l'atome.
Chacune de nos pensées possède cette dualité, et c'est par la présence de la dualité que l'on est capable de distinguer le bien du mal, c'est le principe fondateur du libre arbitre et de la conscience.
L'expérience d'une chose ne se termine que lorsque nous sommes capables de faire la différence entre ce que nous convient et son contraire.
Il arrive que nous réitérions une expérience de nombreuses fois avant de comprendre ce que l'on cherche, ce qui était bien pour nous et ce qui ne l'était pas.
En résumé, pour faire le bien, il faut que le choix du mal soit possible, c'est le mal qui valorise le bien, ce qui est en un certain sens, un bien également, c'est simplement notre vision qui est dans le mauvais sens.
Rien n'est interdit, ni condamnable par la justice divine, il n'y a que de l'expérience, les choix que l'on effectue sont toujours en rapport de l'évolution de chacun et en rapport avec ce que nous souhaitons éprouver, ressentir ou non.

Vision spirituel de l'émotion

Pour la spiritualité, l'émotion, toutes émotions est jouissive, le positif comme le négatif, le bien comme le mal, il suffit d'observer l'humain dans sa diversité pour en prendre conscience.
L'émotion est du domaine de l'intellect, c'est par la recherche de cette intensité émotionnelle que l'ego se sent vivre. L'ego est toujours à la recherche de cette énergie pour affirmer son existence, il adopte différents stratagèmes pour en extraire cette substance, la plus pernicieuse c'est : la faculté raisonneuse qui se complait dans les mots.
L'émotion, Les mots-sang ou Les maux-sang, c'est selon.
Au sang, auquel est imbriqué le suffixe TION qui signifie à travers, qui est l'action et son résultat.
La présence du sang n'est pas d'ordre sanguinaire, mais en tant que fluxe de vie.
Le sang véhicule des messagers chimiques – les hormones – essentiels à la régulation et au bon fonctionnement de l’organisme.
le mot sang est présent dans bien des expressions :

Le réseau psychosomatique

Le réseau psychosomatique est un système multidirectionnel de communication, reliant :

Ces systèmes communiquent entre eux en permanence à travers les messagers chimiques que sont les hormones transportées par le sang, qui ne sont rien d'autre que des substances informationnelles.
À chaque information qui nous parvient de l'extérieur déclenche une émotion qui enclenche le système endocrinien qui fabriquera les hormones adéquates dont le système nerveux se chargera de les diffuser dans l'organisme pour répondre aux besoins de la situation et cela affecte notre système immunitaire. Et selon l'information reçue et les croyances du sujet, ceci aura soit un effet bénéfique pour l'organisme dans le cas d'une bonne nouvelle et inversement cela affaiblira ses défenses si cela s'avère être une mauvaise nouvelle.
D'où l'importance de clarifier notre vision des choses et leurs définitions, afin de ne pas subir et d'être en accord avec nous-mêmes.
Notre mental (système neuronal) fonctionne de façon automatique, c'est ce que nous appelons le subconscient, lorsque le mental considère qu'une information est juste, bonne, correcte, il l'intègre et reproduit systématiquement les mêmes schémas. Certains sentiments sont de véritables poisons, mettant notre intégrité physique en danger, par la répétition, c'est le cas par exemple de la rancune, à chaque fois qu'un sujet qui nous affecte serait évoqué, un flot d'hormone est immédiatement constitué et déversé sur nos cellules...
Songé un instant, en fermant les yeux, imaginer vous croquer à pleine dent un citron bien acidulé et observé la réaction chimique qui se déroule dans votre palais et votre organisme, cela vous donnera une idée du pouvoir d'une croyance est l'émotion qui lui est liée...

Illustration de : Alexandra Haynak et tsukiko kiyomidzu de Pixabay.